Rechercher
Rechercher

Liban - Aïn El-Tiné

Des divergences autour de la loi électorale risquent de compromettre la tenue d’une réunion parlementaire

La Chambre a été convoquée pour le 18 octobre afin d'élire son bureau et ses commissions.

Le bureau de la Chambre n'a pas réussi à s'entendre hier ni sur l'ordre du jour ni sur la date de la réunion législative que son président, Nabih Berry, envisage de convoquer en principe au début du mois de novembre, soit après son retour d'un voyage à Genève, où il doit se rendre le 22 octobre afin de représenter le Liban à la 135e assemblée de l'Union interparlementaire (UIP) qui se tiendra du 23 au 27 octobre.
Le conflit – comme on peut le deviner, compte tenu des différentes prises de position au cours des derniers jours – porte sur la loi électorale que les Forces libanaises, le Courant patriotique libre, les Kataëb et le courant du Futur souhaitent inscrire à l'ordre du jour de la première réunion parlementaire. Les FL assurent qu'elles ne participeront pas à cette réunion tant que la loi électorale, notamment le texte élaboré et présenté par les FL, les Kataëb, le courant du Futur et le PSP, ne sera pas examinée.
C'est le point de vue que le député FL Antoine Zahra a d'ailleurs relayé durant la réunion qui s'est tenue sous la présidence de M. Berry et en présence des députés Farid Makari, Marwan Hamadé, Ahmad Fatfat, Michel Moussa et Serge Ter Sarkissian. La séance a duré plus de deux heures au cours desquelles le débat a essentiellement porté sur la loi électorale et la législation dite « selon le principe de nécessité ». Nabih Berry devait notamment expliquer qu'il ne peut pas intégrer à l'ordre du jour d'une réunion parlementaire des propositions de loi qui n'ont pas été approuvées au préalable en commission. Membre du courant du Futur, Ahmad Fatfat a plaidé lui aussi pour l'examen, dans les délais les plus brefs, d'une nouvelle loi électorale, assurant que sa formation se solidarise avec les FL, mais il a dans le même temps fait savoir que les textes de loi qui portent sur les engagements financiers du Liban pourraient le pousser à prendre part à la réunion. « L'urgence justifie parfois les interdits », a-t-il expliqué plus tard à l'agence al-Markaziya.
Dans l'impossibilité de s'entendre sur la question, il a été décidé de reporter l'élaboration de l'ordre du jour à une deuxième réunion que le bureau de la Chambre tiendra à l'ouverture de la session parlementaire d'automne, soit le 18 octobre. Cette séance devra précéder une réunion parlementaire de routine qui sera consacrée à l'élection des membres du bureau de la Chambre, ainsi que des membres et des présidents des commissions. Aucun changement n'est prévu à ce niveau, le Parlement ayant pris l'habitude de préserver la composition de ses instances, laquelle répond à un minutieux équilibre politico-communautaire.
D'ici au 18 octobre, les contacts doivent se multiplier afin de dégager une entente autour des sujets à inscrire à l'ordre du jour de la réunion parlementaire, pour éviter un boycottage qui empêchera le Parlement de voter des lois à caractère financier, engageant la responsabilité du Liban vis-à-vis d'instances financières internationales.
La question reste de savoir pourquoi les FL, le courant du Futur, les Kataëb et le PSP ne présentent pas à l'Assemblée réunie la proposition de loi qu'ils ont élaborée, revêtue du caractère de double urgence. On sait que dans ce cas, le président de la Chambre ne peut que la soumettre au vote, quitte à ce qu'elle n'obtienne pas la majorité requise. Interrogé à ce sujet, un responsable des Forces libanaises s'est contenté d'indiquer laconiquement que cette option n'a pas été envisagée, en faisant état dans le même temps, d'« engagements politiques ».

Le bureau de la Chambre n'a pas réussi à s'entendre hier ni sur l'ordre du jour ni sur la date de la réunion législative que son président, Nabih Berry, envisage de convoquer en principe au début du mois de novembre, soit après son retour d'un voyage à Genève, où il doit se rendre le 22 octobre afin de représenter le Liban à la 135e assemblée de l'Union interparlementaire (UIP) qui se tiendra du 23 au 27 octobre.Le conflit – comme on peut le deviner, compte tenu des différentes prises de position au cours des derniers jours – porte sur la loi électorale que les Forces libanaises, le Courant patriotique libre, les Kataëb et le courant du Futur souhaitent inscrire à l'ordre du jour de la première réunion parlementaire. Les FL assurent qu'elles ne participeront pas à cette réunion tant que la loi électorale,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut