Licenciement collectif : la banque al-Baraka répond au ministère du Travail
La direction de la banque al-Baraka s'est défendue dans un communiqué publié samedi d'avoir licencié 11 employés « de façon arbitraire », soulignant que le ministère du Travail n'était « pas compétent » pour se prononcer sur la légalité de cette procédure.
Des déclarations adressées en réponse à un communiqué publié vendredi dans lequel le ministère remettait en question les « circonstances économiques » invoquées par l'établissement bancaire pour justifier cette procédure lancée le 15 juillet et notifiée aux services du ministère conformément aux dispositions de l'article 50 du code du travail.
Le ministère du Travail a notamment affirmé n'avoir constaté « aucun recul des bénéfices de la banque al-Baraka au courant des trois dernières années », un argument que la direction de l'établissement bancaire a rejeté. Début septembre, le ministre du Travail, Sejaan Azzi, s'est inquiété de la hausse des licenciements collectifs, qui ont concerné, selon lui, plus de 2 000 salariés dans le Beyrouth administratif à fin juillet.
Présente dans plusieurs pays au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie, la banque al-Baraka possède une dizaine d'agences au Liban.
Sit-in des éleveurs de volailles à Nabatiyé
Plusieurs éleveurs de volailles ont manifesté samedi à Deir Mimas (Nabatiyé) pour protester contre les importations de produits concurrents, notamment en provenance du Brésil, a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani). Présent sur place, le député Kassem Hachem (Hasbaya Marjeyoun), a notamment déploré « l'absence de planification au niveau national » pour protéger et développer cette filière. Cette manifestation intervient quelques jours après la décision du ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, de soumettre l'importation de volailles surgelées à une autorisation préalable.
Selon les douanes, le Liban a importé 4 845 tonnes de viande de volaille en provenance du Brésil sur les 8 premiers mois de 2016 pour une valeur de 8,6 millions de dollars – pour des exportations nulles sur la même période.
Les chèques compensés en baisse à fin août
La valeur des chèques compensés, un indicateur de la demande interne, a atteint 44,9 milliards de dollars à fin août, ce qui représente une baisse de 2,7 % en glissement annuel, selon les chiffres de l'Association des banques du Liban (ABL).
Les chèques en livres ont atteint 12,8 milliards de dollars (+5 %) sur les huit premiers mois de 2016 contre 32 milliards de dollars pour les chèques en devises (-5,5 %) sur la même période. Le nombre total de chèques compensés a atteint 8,2 millions d'unités à fin août, un niveau équivalent à celui enregistré sur la même période en 2015.
Enfin, la valeur des chèques retournés a pour sa part atteint 972 millions, en baisse de 5,3 % sur la même période en glissement annuel.
La direction de la banque al-Baraka s'est défendue dans un communiqué publié samedi d'avoir licencié 11 employés « de façon arbitraire », soulignant que le ministère du Travail n'était « pas compétent » pour se prononcer sur la légalité de cette procédure.Des déclarations adressées en réponse à un communiqué publié vendredi dans lequel le ministère remettait en question les « circonstances économiques » invoquées par l'établissement bancaire pour justifier cette procédure lancée le 15 juillet et notifiée aux services du ministère conformément aux dispositions de l'article 50 du code du travail.Le ministère du Travail a notamment affirmé n'avoir constaté « aucun recul des bénéfices de la banque al-Baraka au courant...


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