La grogne des producteurs de pommes s'étend
Les producteurs de pommes de la région de Baalbeck ont coupé hier matin la route reliant Baalbeck à Yammouné, dans les deux sens, en jetant des caisses de pommes sur la chaussée, pour dénoncer à leur tour la crise que traverse le secteur du fait du non-écoulement de leurs marchandises, a rapporté l'Agence nationale d'information (Ani).
Les agriculteurs ont demandé au ministère de l'Agriculture, tenu pour responsable de la crise du secteur, de les indemniser.
Samedi, d'autres producteurs de pommes avaient également organisé des sit-in dans les régions du Chouf et du Metn, à l'appel du syndicat des producteurs de pommes et de l'Association des agriculteurs libanais.
Cela fait plusieurs semaines que les producteurs de pommes déplorent l'absence de marchés internationaux pour l'écoulement de leur récolte et protestent contre le manque d'action politique sur ce dossier. La production libanaise de pommes était traditionnellement destinée aux marchés syrien, égyptien, libyen et des pays du Golfe mais le conflit syrien et l'évolution du taux de change de la livre égyptienne ont modifié la donne. Selon des chiffres du ministère de l'Économie, repris dans le bulletin Econews de la SGBL, le cours du prix des pommes golden sur le marché libanais se situait autour de 1,2 dollar le kilo en août, en baisse de 54 % par rapport à son pic atteint deux ans auparavant.
Le ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, s'était entretenu la semaine dernière avec les ambassadeurs égyptien et jordanien pour étudier les possibilités d'écoulement des pommes libanaises dans leurs marchés respectifs. Le 20 septembre, M. Chehayeb avait émis une décision obligeant les importateurs de pommes, de poires et de pommes de terre surgelées à demander un permis préalable aux autorités.
Le Comité permanent du dialogue demande des mesures rapides pour sortir de la crise
Le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a présidé hier une réunion du Comité permanent du dialogue, réunissant le président du Conseil économique et social (CES), Roger Nasnas, le président de l'Association des commerçants de Beyrouth, Nicolas Chammas, le président de l'Union méditerranéenne des confédérations d'entreprises, Jacques Sarraf, le président de la Lebanese Franchise Association, Charles Arbid, le représentant de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban, Mohammad Lamaa, le président de la Confédération générale des travailleurs libanais, Ghassan Ghosn, ainsi que des représentants des ministères de l'Économie, du Travail, et de l'Énergie.
Les recommandations du comité ont d'abord porté sur l'élection rapide d'un président de la République et le vote d'une loi de finances pour l'exercice 2017. Le comité a aussi appelé au renforcement des prérogatives du CES et au renouvellement anticipé par le gouvernement du mandat (qui prend fin le 31 juillet 2017) du gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé.
Enfin, le comité a dénoncé la concurrence déloyale des employés étrangers, la baisse du pouvoir d'achat et l'accroissement des procédures de licenciements collectifs dans le secteur privé.
Commerce
Nouveau round de négociations sur le TTIP
Les États-Unis et l'Union européenne ont entamé hier à New York un nouveau round de discussions sur l'accord controversé de libre-échange TTIP sur fond de divergences croissantes entre les deux blocs, a-t-on appris de source européenne.
Le partenariat transatlantique ou TTIP, immense chantier ouvert en 2013, vise à faire tomber les barrières commerciales entre l'UE et les États-Unis, comme les droits de douane et les restrictions réglementaires qui entravent l'accès aux marchés.
Les discussions semblent toutefois s'enliser. Des ONG ont à plusieurs reprises agité le spectre d'une dérèglementation généralisée tandis que la France a appelé à l'arrêt des négociations.
La Commission européenne veut maintenir en vie le processus mais a toutefois jugé irréaliste le souhait des autorités américaines de boucler les négociations avant la fin du mandat de Barack Obama en janvier.
Finance
Amende de 120 millions de dollars pour RBS
La banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) est parvenue à un accord avec un régulateur américain, prévoyant une amende de 120 millions de dollars pour solder des poursuites dans le scandale des prêts immobiliers « subprime. »
En annonçant ce compromis hier, George Jepsen, le procureur de l'État du Connecticut (Est) a indiqué que RBS avait, de 2005 à 2008, élaboré 250 produits financiers adossés à des prêts immobiliers subprime (RMBS), jugés responsables de la crise financière.
Cet accord intervient quelques jours après que RBS eut conclu un accord de 1,1 milliard de dollars avec un autre régulateur américain, la National Credit Union Administration (NCUA), toujours pour son rôle dans la dissémination des « subprimes » dans le système financier.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef