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Liban - Communautés

Débat animé à la signature du livre d’entretiens de Mgr Raï

Le patriarche Raï entouré de Leila Solh Hamadé et d’Isabelle Dillmann, auteure du livre d’entretiens qu’il vient de signer.

Un débat animé et passionnant a marqué, jeudi soir, la séance de présentation de l'ouvrage d'entretiens que le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a confié à la journaliste et écrivaine Isabelle Dillman, Au cœur du chaos. Ont pris la parole au cours de la séance de présentation de cet ouvrage organisée jeudi soir à l'Université de Louaïzé, en coopération avec les Librairies Antoine, Leila Solh Hamadé, qui a contesté certaines affirmations glissées dans les entretiens du chef de l'Église maronite, en même temps que la journaliste française qui les a conduits, le recteur de l'Université de Louaïzé, Walid Moussa, l'universitaire Christian Lochon, et enfin le patriarche lui-même.
Mme Hamadé s'est fait un devoir de nuancer certaines craintes manifestées par le patriarche à l'égard de ses compatriotes musulmans, qui est allé jusqu'à affirmer que les chrétiens seront évincés du Liban, si les musulmans chiites et sunnites en viennent à s'entendre. Elle a aussi affirmé que le 22 novembre 1943, date de l'indépendance, est pour les Libanais un plus grand sujet de fierté que le 1er septembre 1920, date de la proclamation du Grand Liban par le général Gouraud, un événement terni par la dépendance à l'égard de la puissance mandataire.
« Les rapports élaborés tout au long de l'histoire entre musulmans et chrétiens arabes étaient faits d'amour et de foi en Dieu », a-t-elle dit, invoquant à l'appui de ses propos plusieurs faits historiques, et notamment le pacte de Najran entre le Prophète et la communauté chrétienne d'alors. « Nous avons toujours refusé le statut de protégés (dhimmis) », affirme le patriarche dans son ouvrage. Mme Solh Hamadé a assuré qu'elle adhère pleinement à cette proposition, précisant que le sens de ce mot a été perverti par les Mamelouks et des Ottomans, et a fini par signifier « citoyen de seconde classe ». Au départ, il s'agissait d'un terme noble par lequel le prophète Mohammad affirmait qu'il se considérait tenu « en conscience » d'agir pour qu'aucun mal n'arrive aux chrétiens de Médine, a-t-elle corrigé.

Les explications du patriarche
Pour sa part, le patriarche Raï a affirmé qu'à travers cet ouvrage, il a cherché a souligner la nécessité de la présence chrétienne en Orient, ainsi que la vérité objective sur les guerres qui sont livrées en Syrie, en Irak, au Yémen et en Palestine, ainsi que la valeur du Liban comme « société pluraliste » et sa place dans le monde arabe, où tous les régimes sont d'inspiration religieuse.
« Je suis en admiration devant votre exceptionnelle capacité d'assimilation et de compréhension, et devant votre culture », a-t-il dit à l'adresse de Mme Dillmann. Toutefois, le patriarche a tenu à signaler que le mot « résistance » utilisé par l'auteure ne doit pas « prêter à confusion ». L'ouvrage doit aider les Libanais à vivre dans la lumière de la vérité et de l'espérance, en dépit de tout, a-t-il clarifié.
Pour sa part, le PDG des Librairies Naufal, Sami Naufal, s'est félicité du succès de l'ouvrage, qui en est à sa troisième édition, bien qu'il s'adresse de façon éminente au lectorat francophone. « Cet ouvrage permet une meilleure connaissance de la personnalité du patriarche Raï et de ses prises de position. Il est écrit dans un style clair et transparent, et peut profiter à tous genres de lecteurs, et non seulement aux lecteurs engagés ou aux religieux », a-t-il affirmé.

Un débat animé et passionnant a marqué, jeudi soir, la séance de présentation de l'ouvrage d'entretiens que le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a confié à la journaliste et écrivaine Isabelle Dillman, Au cœur du chaos. Ont pris la parole au cours de la séance de présentation de cet ouvrage organisée jeudi soir à l'Université de Louaïzé, en coopération avec les Librairies Antoine, Leila Solh Hamadé, qui a contesté certaines affirmations glissées dans les entretiens du chef de l'Église maronite, en même temps que la journaliste française qui les a conduits, le recteur de l'Université de Louaïzé, Walid Moussa, l'universitaire Christian Lochon, et enfin le patriarche lui-même.Mme Hamadé s'est fait un devoir de nuancer certaines craintes manifestées par le patriarche à l'égard de ses compatriotes...
commentaires (1)

très bon livre, je viens de finir de le lire mais il faut toujours que les musulmans , fasse des réclamations

Talaat Dominique

14 h 05, le 02 octobre 2016

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Commentaires (1)

  • très bon livre, je viens de finir de le lire mais il faut toujours que les musulmans , fasse des réclamations

    Talaat Dominique

    14 h 05, le 02 octobre 2016

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