L'Union européenne (UE) a dressé hier, à l'occasion de la 7e édition du Beirut Energy Forum qui se tient du 21 au 23 septembre à Dbayé, le bilan de Sissaf, un programme d'appui – sous la forme d'une assistance technique – au développement des infrastructures au Liban, notamment dans les secteurs de l'énergie, de l'eau et des transports.
« Lancé il y a 3 ans et doté d'une enveloppe de 8,1 millions d'euros (9,03 millions de dollars) financée par l'UE, Sissaf a atteint 80 % de ses objectifs malgré d'importantes difficultés », a déclaré à L'Orient-Le Jour, Cyril Dewaleyne, représentant de l'UE chargé de superviser le programme, sans donner plus de précisions. M. Dewaleyne participait à un panel consacré aux réalisations de Sissaf, aux côtés du conseiller au ministère de l'Énergie et de l'Eau, César Abi Khalil, de la directrice de l'Institut des normes libanaises (Libnor), Léna Dargham, et du directeur du projet, Juan Sanz.
« Les experts mandatés dans le cadre de Sissaf ont contribué à élaborer une stratégie de développement des transports terrestres – qui sera présentée mi-octobre – ainsi qu'un plan directeur pour la gestion de l'eau potable dans le Liban-Nord, attendu pour décembre », a exposé M. Sanz. « Nous finalisons également les études nécessaires à la préparation d'un appel d'offres pour la réhabilitation et l'extension des stations de production d'eau de Dbayé, Jbeil et Nahr Ibrahim, dont dépendent 1,6 million de Libanais », a-t-il ajouté.
Dans le secteur de l'énergie, les experts du Sissaf ont enfin assisté le gouvernement dans la gestion de la réhabilitation du parc électrique et encouragé la création d'un comité piloté par Libnor pour élaborer un « code libanais des bâtiments verts », destiné à réglementer les constructions écologiques. « Le calendrier de réalisation de ces projets dépend des autorités libanaises », a précisé M. Sanz, qui n'était pas en mesure de donner plus de détails sur les budgets prévus pour chacun d'entre eux. « L'UE considère que le Liban a réalisé des progrès, notamment en ce qui concerne le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, ce qui l'encourage à renforcer son soutien dans ce domaine », a commenté pour sa part M. Dewaleyne.
Mercredi, la chef de la délégation de l'UE au Liban, Christina Lassen, avait exprimé, dans un discours prononcé en ouverture du Forum et rapporté hier par l'Agence nationale de l'information (Ani), l'intérêt de l'UE à appuyer les efforts du Liban sur ce plan. Mme Lassen avait notamment cité, pour illustrer son propos, le projet Cedro 4, doté d'une enveloppe de 3 millions d'euros (3,3 millions de dollars) et qui vise à diminuer la facture énergétique des industriels.
Le ministre de l'Énergie, Arthur Nazarian, avait pour sa part rappelé que le gouvernement avait initié la construction de « trois parcs solaires d'une capacité d'un mégawatt chacun », faisant référence à celui inauguré le 6 septembre à Zahrani, au Beirut River Solar inauguré en 2015 dans la capitale, ainsi qu'à celui de Choukine (district de Nabatiyeh). Attribué en août à un consortium libanais pour 1,5 million de dollars, ce dernier projet doit être achevé en 2018. Pour rappel, ces initiatives s'inscrivent toutes dans le cadre de la stratégie de l'État pour porter la production nationale d'énergie solaire à 200 (MW) d'ici à 2020.
Sur le plan des « énergies conventionnelles », l'UE prévoit enfin d'apporter son assistance technique à l'Autorité de l'énergie (LPA) dans le cadre d'un projet de 2 millions d'euros (2,23 millions de dollars) qui sera lancé dans un mois environ, selon M. Dewaleyne.
P.H.B.
Économie - Infrastructure
Clôture d’un programme d’assistance technique de l’UE
OLJ / Par P.H.B., le 23 septembre 2016 à 00h00


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