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Nos lecteurs ont la parole - Éliane Koniski

Et rebelote !...

Nous voilà donc revenus à la case départ, malgré une semi-solution qui, de plus, est momentanée !
Quelques mois à peine durant lesquels nous nous sommes crus définitivement débarrassés du problème des déchets et, «stupeur et tremblements », du jour au lendemain ceux-ci réapparaissent dans les rues !
De la même manière, insidieusement, ils s'accumulent jour après jour, pratiquement aux mêmes endroits qu'auparavant, avec les mêmes miasmes pestilentiels qui nous obligent à nous boucher le nez à chaque fois que nous les côtoyons, même si une solution provisoire et bancale semble avoir été trouvée.
Pour quelles raisons exactes, on ne saurait répondre. Évidemment, il y a des justifications peut-être légitimes des jeunes qui ont entrepris de bloquer les routes des décharges mais est-ce une manière civilisée de traiter ce problème ?
Ceux qui sont pénalisés ou même carrément punis dans cette affaire sont les victimes elles-mêmes et non point les responsables incriminés par cet acte de rébellion...
En effet, nous avons suffisamment souffert durant plus d'un an de cette accumulation d'ordures dans tous les endroits où nous passions, jusque tout près de nos maisons, pour mériter enfin une trêve, plus que justifiée, dans cette crise des ordures. Hélas, il semble que dans ce pays, le citoyen lambda et par-delà lui la société civile toute entière sont condamnés à subir stoïquement et sans réaction les erreurs de jugement, incartades ou même excès de zèle de certains protagonistes, pour des raisons politiques ou autres (là n'est pas la question !).
Ras-le-bol de ces mascarades, de ces louvoiements, de ces renvois lâches de responsabilité les uns sur les autres ! Pourquoi n'avoir pas soulevé ce problème directement lorsqu'une solution avait été proposée il y a de cela quelques mois ? Pourquoi avoir attendu sagement pour se rebeller ensuite et nous ramener à la case départ ? Ne peut-on pas continuer à ramasser les ordures – au lieu de les laisser dangereusement s'accumuler sous nos nez –
et proposer rapidement les solutions les plus adéquates (tri à la source ou autres solutions) et surtout définitives, au lieu de tergiverser et nous laisser en plan ?
Le Liban est censé être un pays essentiellement touristique. Nos problèmes politiques insolubles, sécuritaires et existentiels ne suffisent-ils pas, pour en rajouter encore d'autres tellement élémentaires (à part les pénuries récurrentes d'eau et d'électricité) et faire fuir le peu de touristes qui oseraient encore s'aventurer dans ce beau pays défiguré par ses propres habitants ? Allez jeter un coup d'œil aux pays européens croulant sous la verdure et embaumant l'oxygène alors que nous en sommes réduits, ici, à nous boucher les narines et avoir la nausée.

Éliane KONISKI

Nous voilà donc revenus à la case départ, malgré une semi-solution qui, de plus, est momentanée !Quelques mois à peine durant lesquels nous nous sommes crus définitivement débarrassés du problème des déchets et, «stupeur et tremblements », du jour au lendemain ceux-ci réapparaissent dans les rues !De la même manière, insidieusement, ils s'accumulent jour après jour, pratiquement aux mêmes endroits qu'auparavant, avec les mêmes miasmes pestilentiels qui nous obligent à nous boucher le nez à chaque fois que nous les côtoyons, même si une solution provisoire et bancale semble avoir été trouvée.Pour quelles raisons exactes, on ne saurait répondre. Évidemment, il y a des justifications peut-être légitimes des jeunes qui ont entrepris de bloquer les routes des décharges mais est-ce une manière civilisée de...
commentaires (1)

Que pouvons-nous attendre d'un gouvernement dans lequel le "*ministre de l'environnement" hier...avec une indécence de gamin et sourire béat, nous affirmait "que son ministère n'est pas responsable de ce problème des déchets"...??? Pour lui, l'environnement signifie: son fauteuil de *ministre et le bureau qui va avec tous les avantages liés à sa fonction son salaire de ministre, point à la ligne. *je ne mets pas de majuscules à son titre, car il ne le mérite vraiment pas ! Irène Saïd

Irene Said

09 h 27, le 23 septembre 2016

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Commentaires (1)

  • Que pouvons-nous attendre d'un gouvernement dans lequel le "*ministre de l'environnement" hier...avec une indécence de gamin et sourire béat, nous affirmait "que son ministère n'est pas responsable de ce problème des déchets"...??? Pour lui, l'environnement signifie: son fauteuil de *ministre et le bureau qui va avec tous les avantages liés à sa fonction son salaire de ministre, point à la ligne. *je ne mets pas de majuscules à son titre, car il ne le mérite vraiment pas ! Irène Saïd

    Irene Said

    09 h 27, le 23 septembre 2016

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