Échange d'informations fiscales : une délégation libanaise à Paris la semaine prochaine
Une délégation, composée de représentants des ministères des Finances, de la Justice et de l'Économie et du Commerce ainsi que de la Banque du Liban, se rendra aux réunions du Forum mondial sur la transparence fiscale – une organisation intergouvernementale ayant pour but d'assurer l'application des normes internationales d'échange d'informations fiscales – et de l'Organisation de coopération de développement économique (OCDE) qui se tiendront à Paris entre le 26 et le 30 septembre, a rapporté hier l'Agence nationale d'information (Ani). Cette visite aura pour but « d'expliquer le point de vue du Liban et les actions qu'il a menées afin de passer à la deuxième étape de l'évaluation de l'examen par les pairs du forum mondial, dans les conditions politiques actuelles du pays qui retardent l'approbation des projets de lois exigés par le forum », explique l'Ani.
Le Liban est soumis à l'évaluation de son cadre législatif par les pairs du forum mondial jusqu'à fin septembre, afin de déterminer si celui-ci permet l'échange d'informations fiscales sur demande. Afin d'éviter de se voir désigné comme juridiction « non conforme » à l'issue de cette évaluation, le Liban doit notamment adopter trois lois. Celles-ci portent respectivement sur la suppression d'une clause limitative de la loi sur l'échange d'informations fiscales, l'élimination des actions au porteur et sur l'amendement du code des procédures fiscales concernant l'imposition des non-résidents.
Les syndicats se mobilisent pour demander la hausse du salaire minimum
Le Rassemblement syndical élargi, qui regroupe de nombreuses organisations professionnelles représentant les employés et fonctionnaires dans l'éducation ou les transports, ont inscrit hier « la hausse du salaire minimum » dans la liste de leurs revendications prioritaires – avec l'élection d'un président de la République et la protection de la main-d'œuvre libanaise, entre autres – qu'ils exprimeront notamment lors d'une manifestation le 27 septembre à Beyrouth. Ils demandent également au gouvernement « d'appliquer la loi 2/67 du 16 mai 1967 » par laquelle le Parlement délègue au pouvoir exécutif le droit de fixer le salaire minimum, lui imposant, par exemple, de le réviser « tous les deux ans au moins ». Le rassemblement syndical réclame enfin une modification de la composition du comité de l'indice des prix – un organe consultatif réunissant syndicats et organisations patronales autour du ministre du Travail, et qui peut recommander au Conseil des ministres de réviser le niveau du salaire minimum en tenant compte de l'évolution du coût de la vie.
La dernière hausse du salaire minimum a été entérinée en 2012 par l'ancien ministre du Travail, Charbel Nahas, qui l'avait augmenté de 37 %, à 675 000 livres (450 dollars), tandis que l'inflation a de son côté augmenté de 7 % en 4 ans, selon l'Administration centrale de la statistique. Le 9 août, le ministre du Travail, Sejaan Azzi, avait réuni le comité de l'indice des prix afin de discuter la possibilité de relever le salaire minimum à 1,2 million de livres (800 dollars) mais s'était heurté à l'opposition du patronat.
Les Télécoms transfèrent 100 millions de dollars au Trésor
Le ministre des Télécoms, Boutros Harb, a ordonné hier le transfert de 100 millions de dollars au Trésor, correspondant aux revenus de la téléphonie fixe et mobile pour le mois d'octobre 2016. En 2015, les revenus du ministère des Télécoms ont représenté 13,6 % des revenus de l'État et 56,3 % de ses recettes non fiscales.
Pétrole
Chute de 22 % des investissements en 2016
Les investissements dans le secteur pétrolier s'effondrent, en raison de la baisse des prix du brut, ce qui représente une menace pour l'avenir, a averti hier à Rome le secrétaire général de l'Opep, Mohammad Barkindo. Les investissements dans l'exploration pétrolière ont diminué de 26 % en 2015 et une « baisse supplémentaire de 22 % est attendue cette année », a-t-il déclaré lors d'une conférence. Pour renverser cette tendance, « le processus de rééquilibrage du marché doit être accéléré », selon M. Barkindo, qui a ajouté que la prochaine réunion informelle de l'Opep, fin septembre à Alger, en serait l'occasion.
Pour répondre à une demande de 94 millions de barils consommés chaque jour dans le monde aujourd'hui, il faudra des investissements massifs, de quelque 10 000 milliards de dollars d'ici à 2040, a affirmé M. Barkindo, soulignant que le pétrole serait encore longtemps la composante majoritaire de la consommation d'énergie. Les pays de l'OCDE ont vu passer la moyenne sur cinq ans de leurs stocks pétroliers de -85 millions de barils fin 2013 à plus de 340 millions aujourd'hui, a-t-il indiqué.
Agriculture
La Russie revoit ses prévisions à la hausse
La Russie, premier exportateur mondial de blé, a relevé hier sa prévision de récolte de céréales pour cette année à 113 millions de tonnes, a indiqué le ministre de l'Agriculture, au lieu des 110 millions prévus.
La récolte avait atteint 104,8 millions de tonnes l'an dernier, un résultat déjà élevé qui avait permis à la Russie d'enregistrer un record d'exportations à 33,9 millions de tonnes sur la campagne 2015-2016 et de dépasser les États-Unis comme premier fournisseur de blé de la planète.
Pour la campagne 2016-2017, Moscou espère exporter entre 35 et 40 millions de tonnes toutes céréales comprises, malgré les tensions avec le principal acheteur de blé russe, l'Égypte, qui a cessé ses importations à la suite d'un durcissement de son règlement sanitaire. « Nous avons gagné l'accès à de nouveaux marchés : le golfe Persique, la Chine, l'Asie du Sud-Est », a assuré Alexandre Tkatchev.
Fiscalité
France : l'affaire Engie fait tache d'huile
Le gouvernement a demandé à l'Agence des participations de l'État (APE) de vérifier si d'autres sociétés dont la France est actionnaire ont des accords fiscaux avec des pays comme le Luxembourg, au lendemain de l'ouverture d'une enquête par Bruxelles sur Engie.
Selon une source proche du dossier, plusieurs entreprises dans lesquelles l'APE détient des parts sont susceptibles d'être exposées.
La Commission européenne soupçonne le groupe énergétique Engie, dont l'État français possède un tiers du capital, d'avoir organisé « deux montages » financiers pour échapper en partie à l'impôt au Luxembourg, avec la complicité du pays. Chacune de ces transactions a été traitée par le Luxembourg « de manière incohérente », estime la Commission.
Une délégation, composée de représentants des ministères des Finances, de la Justice et de l'Économie et du Commerce ainsi que de la Banque du Liban, se rendra aux réunions du Forum mondial sur la transparence fiscale – une organisation intergouvernementale ayant pour but d'assurer l'application des normes internationales d'échange d'informations fiscales – et de l'Organisation de coopération de développement économique (OCDE) qui se tiendront à Paris entre le 26 et le 30 septembre, a rapporté hier l'Agence nationale d'information (Ani). Cette visite aura pour but « d'expliquer le point de vue du Liban et les actions qu'il a menées afin de passer à la deuxième étape de l'évaluation de l'examen par les pairs du forum...


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