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Liban - Blocage De La Présidentielle

Raï : Aucun Libanais scrupuleux ne peut se taire sur ce travail de sape

Le patriarche maronite a accusé certains blocs politiques de pousser la population au désespoir.

Le patriarche maronite a célébré hier une messe solenelle à Beit Hbaq, à Jbeil, pour le cinquantenaire de la Congrégation des sœurs missionnaires du Saint-Sacrement.

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a sans ambages accusé les parties qui bloquent la présidentielle d'entreprendre un « travail de sape », avant d'encourager les Libanais « loyaux » à entreprendre des initiatives de salut.
Pour le cinquantenaire de la Congrégation des sœurs missionnaires du Saint-Sacrement, le patriarche maronite a célébré une messe solennelle à Beit Hbaq, à Jbeil, en présence d'un grand nombre de personnalités politiques, diplomatiques, militaires, administratives et religieuses.
Étaient notamment présents la ministre des Affaires des déplacés, Alice Chaptini, l'ambassadeur de Suisse, François Barras, le député Abbas Hachem, l'ancien député Chamel Mouzaya, la caïmmacam de Jbeil, Najwa Soueidane Farah, l'inspecteur général judiciaire, le juge Malek Saaïby, et l'ancien secrétaire général du Bloc national, Jean Hawat.
Le patriarche a axé son homélie sur l'exercice du pouvoir et a établi dans ce but un parallèle entre les enseignements du Christ, « le fils de l'Homme venu sur Terre pour servir et non pour être servi », et la pratique de la vie politique au Liban. « Le Maître a restitué au pouvoir son essence et sa finalité, à savoir le service jusqu'au sacrifice de soi et la réalisation du bien public (...), a souligné le patriarche. Il a dénoncé le pouvoir qui devient un instrument de despotisme ou un outil pour réaliser des intérêts personnels et sectaires, ainsi que la négligence des obligations qui en découlent », a affirmé Mgr Raï, avant de stigmatiser « le vol des deniers publics, la corruption administrative ainsi que la course au pouvoir qu'on cherche à garder par tous les moyens, même au détriment de la Constitution et de la démocratie ». « C'est dans ce contexte qu'il faut situer notre condamnation de la négligence qui pousse les blocs politiques et parlementaires à s'abstenir depuis le 25 mars 2014, soit depuis deux ans et cinq mois, à élire un président de la République. Ce faisant, ils ont provoqué une vacance à la magistrature suprême, paralysé l'action législative, empêché le gouvernement d'adopter des décisions exécutives, favorisé l'expansion du chaos et de la corruption, l'appauvrissement du peuple ainsi que l'émigration de l'élite parmi nos forces actives », a déploré Mgr Raï.
Et de poursuivre : « La politique au Liban est-elle devenue un luxe qui justifie la paralysie, le blocage et l'escalade, et qui permet de faire perdre aux Libanais, notamment les jeunes, tout espoir dans leur pays ? Ceux qui la pratiquent se rendent-ils compte de l'ampleur du tort qu'ils causent directement aux secteurs économique, commercial, industriel, touristique et agricole, en s'abstenant d'élire un président ? Aucun Libanais scrupuleux ne peut se permettre de se taire sur ce travail de sape qui se généralise ». Mgr Raï a invité « les blocs politiques et parlementaires à écouter leur conscience nationale » ainsi que les « Libanais loyaux à entreprendre des initiatives de salut aux plans intérieur et extérieur pour soutenir les démarches et les revendications du patriarcat » maronite.
Le chef de l'Église maronite a ensuite stigmatisé les États de la région et étrangers qui continuent d'alimenter la guerre et les conflits en Palestine, en Irak, en Syrie et au Yémen, les accusant de ne pas fournir « suffisamment d'efforts pour essayer de trouver des solutions politiques ou pour établir une paix juste, durable et permanente au Moyen-Orient ».

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a sans ambages accusé les parties qui bloquent la présidentielle d'entreprendre un « travail de sape », avant d'encourager les Libanais « loyaux » à entreprendre des initiatives de salut.Pour le cinquantenaire de la Congrégation des sœurs missionnaires du Saint-Sacrement, le patriarche maronite a célébré une messe solennelle à Beit Hbaq, à Jbeil, en présence d'un grand nombre de personnalités politiques, diplomatiques, militaires, administratives et religieuses.Étaient notamment présents la ministre des Affaires des déplacés, Alice Chaptini, l'ambassadeur de Suisse, François Barras, le député Abbas Hachem, l'ancien député Chamel Mouzaya, la caïmmacam de Jbeil, Najwa Soueidane Farah, l'inspecteur général judiciaire, le juge Malek Saaïby, et l'ancien...
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