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Citoyenneté

Le CISH appelle les sociétés du M-O à apprendre aux jeunes à accepter « l’autre »

Les participants au colloque du CISH.

Le Centre international des sciences de l'homme (CISH) a clôturé, la semaine dernière, sous le patronage du ministre de la Culture, Rony Araygi, son congrès intitulé « Les sociétés multiconfessionnelles au Moyen-Orient : histoire et fragilité » qui s'était tenu en son siège, à Jbeil, pour compléter une série de colloques ayant débuté sous le thème « Les sociétés conquérantes et les sociétés composites » (2014), suivi de celui intitulé « Les sociétés multilingues » (2015).
Le dernier colloque qui s'est étalé sur trois jours a réuni des chercheurs et des académiciens éminents venus d'universités, d'instituts et de centres de recherche de France, d'Autriche, d'Égypte, de Syrie, de Tunisie, d'Irak, de Palestine et du Liban.
Durant six séances de travail, les participants ont discuté de la question sous tous ses angles, en poursuivant son parcours historique et en remontant jusqu'aux civilisations et peuples millénaires, avant d'arriver à l'époque contemporaine.
La région du Moyen-Orient a fait l'objet d'un intérêt particulier, notamment le monde arabe, devenu dans plusieurs de ses pays un témoin de conflits militaires à caractère religieux, communautaire, racial et culturel, et présentant des symptômes de sociétés souffrant de vulnérabilité et d'anomalie.
Le congrès a, en outre, abordé une série de questions d'une importance notable, dont notamment celle des minorités et des majorités, de la citoyenneté et de la démocratie consensuelle et bien d'autres.
Au terme du colloque, les participants ont émis une série de recommandations, parmi lesquelles nous citons :
1- Insérer la matière de l'histoire des religions dans le cursus scolaire pour les cycles complémentaire et secondaire, notamment dans les pays musulmans, afin de mettre l'accent sur les dimensions de la vérité religieuse dans son essence, et de révéler les éléments communs entre les religions, ainsi que les points de convergence qui garantissent la consolidation de la cohésion sociale dans un pays à caractère multiconfessionnel. L'enseignement de cette matière doit être confié à des cadres bien formés et qualifiés.
2- Organiser une table ronde qui réunirait des intellectuels issus des quatre ethnies (arabe, perse, turque et kurde), sur invitation du « CISH », et cela dans le but d'échanger les données humaines, culturelles, historiques, sociales et religieuses entre ces nations. L'objectif est que cela aboutisse à une organisation pacifique des différences, à travers la reconnaissance des intérêts communs sur base de la sauvegarde des singularités et des identités secondaires qui interagissent à l'intérieur de chaque pays et à l'échelle de l'ensemble de la région.
3- Éduquer à la citoyenneté de manière que cela aboutisse à consacrer l'appartenance nationale qui prendra ainsi le dessus, sans pour autant toucher aux affaires religieuses et aux spécificités confessionnelles, raciales et culturelles. Sans oublier l'intérêt notable qui devrait être accordé à l'apprentissage et la culture, au renforcement du rôle de la femme, jusqu'à parvenir à une société ouverte qui accepte l'autre différent et respecte la diversité sous toutes ses formes et expressions, et rejette la haine et tout désir d'exclusion.
4- Appeler à une identité humaine universelle qui serait sauvegardée par des lois et des chartes mondiales que tous les pays s'engageraient à respecter et appliquer. Aussi s'ensuivrait-il une société centrée sur l'être humain qui remplacerait les sociétés confessionnelles en guerre, hostiles les unes envers les autres.


Le Centre international des sciences de l'homme (CISH) a clôturé, la semaine dernière, sous le patronage du ministre de la Culture, Rony Araygi, son congrès intitulé « Les sociétés multiconfessionnelles au Moyen-Orient : histoire et fragilité » qui s'était tenu en son siège, à Jbeil, pour compléter une série de colloques ayant débuté sous le thème « Les sociétés...

commentaires (2)

DE LA BLAGUE ! FAUT BIEN LIRE L,ARTICLE DE MONSIEUR BEYDOUN...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

15 h 15, le 20 septembre 2016

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Commentaires (2)

  • DE LA BLAGUE ! FAUT BIEN LIRE L,ARTICLE DE MONSIEUR BEYDOUN...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 15, le 20 septembre 2016

  • Trop vaste pas assez concret pourquoi ne pas investir partout "l'espace public" comme espace de "l'autre" alors que son abandon est si visible, non seulement en situation de guerre civile mais lorsque la société se délabre et que les communautés se resserre sur elles.....les ordures le long des routes et des squares, en sont témoins....

    Beauchard Jacques

    12 h 03, le 20 septembre 2016