Une petite flotte de quatre voitures bardées de lasers, de caméras et de capteurs va commencer à prendre à son bord des clients fidèles d’Uber à Pittsburgh. Angelo Merendino/AFP
L'américain Uber a lancé hier à Pittsburgh, dans l'est des États-Unis, un service de location de voiture sans conducteur, une technologie qui, à terme, pourrait révolutionner les transports.
Une petite flotte de quatre voitures bardées de lasers, de caméras et de capteurs va commencer à prendre à son bord des clients fidèles du service de réservation par téléphone et les amènera à destination dans cette ville de plus de 2,6 millions d'habitants, devenue un pôle de haute technologie de la côte Est.
Dans un premier temps, deux techniciens seront dans la voiture pour observer le comportement du véhicule.
Lors d'un essai avec la presse mardi, un journaliste de l'AFP a pu constater que les véhicules trouvaient leur chemin sans difficulté.
Cela fait deux ans qu'Uber les « entraîne » sur le terrain. Une douzaine de Ford hybrides seront rapidement prêtes à prendre du service.
Dans un avenir proche, Uber veut aussi utiliser une flotte du suédois Volvo, qui incarne mieux qu'aucune autre marque l'image de sécurité sur la route.
Les voitures autonomes sont l'un des secteurs les plus en pointe dans la recherche automobile, les constructeurs rivalisant d'annonces pour présenter des voitures capables de se conduire et de se diriger toutes seules.
L'américain Ford ou l'allemand BMW se sont récemment fixé l'objectif d'une production en série en 2021.
Le constructeur américain Tesla commercialise lui déjà une berline, la « Model S », avec des équipements très avancés en la matière, toutefois en question après un accident mortel en Floride. Outre les constructeurs traditionnels, des géants d'Internet comme Alphabet (Google) et Apple sont également sur les rangs.
Ce qui a permis à Uber de battre ses concurrents, c'est sa capacité à collecter et exploiter les quantités faramineuses de données sur les routes et les conditions de circulation accumulées par les chauffeurs de son service « traditionnel » au long de milliards de kilomètres parcourus. « Nous avons l'un des groupes les plus puissants du monde en termes d'ingénierie de conduite autonome, tout comme l'expérience tirée de la gestion d'un réseau de covoiturage et de livraisons dans des centaines de villes », a souligné hier dans un blog Travis Kalanick, fondateur d'Uber.
Beaucoup de ces acteurs ont dit envisager l'utilisation des véhicules autonomes dans le cadre de services à la demande (taxi, covoiturage ou voitures partagées).
(Source : AFP)


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