Les toutes récentes informations du représentant de l'Agence Havas auprès de la Société des Nations quant au mandat français en Syrie et au Liban n'ont pas été sans soulever, dans la presse non spécialisée et dans le public, des commentaires plutôt étranges.
Sous ce titre, prêtant aux interprétations les plus diverses : « La France renoncerait à son mandat en Syrie », ont en général paru, à Paris, en province et à l'étranger, les communiqués in extenso ou résumés de la précitée Agence Havas. Il n'en fallait évidemment pas davantage pour ressusciter polémiques et manœuvres. Sans doute, les radios émanant de Genève (...) renferment des précisions, mais tronquer les textes est un art si aisé, si peu coûteux, et même quelquefois si profitable que l'on aurait bien tort, en certaines circonstances, de ne le point pratiquer.
Eh bien, non, la France n'a pas dit, n'a jamais dit qu'elle renoncerait à son mandat oriental – à ses mandats orientaux serait-il d'ailleurs plus exact d'écrire.
Elle n'a laissé entendre que ceci : que la formule mandataire de 1920 pourrait, dans des délais plus ou moins rapprochés, faire place à un système, à déterminer, d'accords contractuels, de traités à intervenir entre la puissance déléguée par la Société des Nations et les différents États et gouvernements indigènes. Un point c'est tout. D'« abandon » (...), il n'est pas question. Ne nous méprenons pas. (...)
Liban - Les Archives Racontent...
Les débats de Genève Il n’est pas question pour la France d’« abandonner » son mandat oriental
Dans « L'Orient » du 12 septembre 1931
OLJ / le 12 septembre 2016 à 00h00


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