Nouhad Machnouk a annoncé avoir demandé au Conseil des ministres de dissoudre le Parti arabe démocrate et le mouvement Tawhid-branche Hachem Minkara.
Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a vivement critiqué hier les marques de soutien exprimées par des figures du 8 Mars, notamment du Hezbollah, à l'ambassadeur de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, après la publication de l'acte d'accusation dans l'affaire du double attentat contre les mosquées al-Salam et al-Takwa, en août 2013 à Tripoli. Le texte, rendu public par le juge Ala' Khatib, mettait en cause deux hauts officiers des services des renseignements syriens.
M. Machnouk, qui prenait part à une cérémonie organisée en son honneur à Dhour el-Abadié, a situé dans le cadre de tentatives d'intimidation le défilé de personnalités du 8 Mars auprès de l'ambassadeur de Syrie. « Les hurlements, les voix qui s'élèvent pour défendre les assassins et les visites dénuées de tout sens patriotique ne parviendront pas à changer même une virgule dans l'acte d'accusation. Les démonstrations de force des orphelins du régime syrien de la tutelle au Liban ne pourront pas non plus entraver la justice, à commencer par l'affaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre, Rafic Hariri. » « Il appartient aux seuls tribunaux soit de confirmer, soit d'infirmer les faits relatés », a martelé Nouhad Machnouk, avant de rappeler les tentatives qui avaient été menées pour alléger la peine de l'ancien ministre Michel Samaha, condamné à la prison pour avoir planifié, avec le chef des services de sécurité syriens, Ali Mamlouk, une série d'attentats au Liban ainsi que l'assassinat de personnalités hostiles à Damas.
Après avoir rappelé que les attentats contre les deux mosquées avaient fait 50 tués et 700 blessés, M. Machnouk a souligné que ce qu'il trouve « le plus inquiétant dans le défilé de personnalités auprès de l'ambassadeur de Syrie, c'est le message douloureux véhiculé par des Libanais à d'autres Libanais ». « N'est-il pas ironique que ceux qui se solidarisent aujourd'hui avec les assassins sont ceux-là même qui donnent des leçons en matière de dialogue et de compromis, et qui appellent à arrondir les angles ? Quel règlement est-il possible avec des parties qui insistent, à chaque fois qu'un crime caractérisé portant la signature d'un pays déterminé est découvert, à se tenir aux côtés de l'assassin contre la victime ? Disons les choses ouvertement. Quel serait le sentiment de nos frères dans les milieux du Hezbollah si des personnalités du courant du Futur et du 14 Mars décidaient de se rendre auprès d'Abou Malek el-Tallé (l'émir du Front al-Nosra dans la région du Qalamoun) si jamais la justice libanaise accuse al-Nosra d'être l'auteur des attentats de la banlieue sud ? Quel serait le sentiment des familles des victimes si cette solidarité se manifestait, ne serait-ce qu'oralement ? La solidarité avec les instigateurs des attentats de Tripoli n'est-elle pas comparable à un éventuel soutien à al-Nosra dans l'affaire des attentats de la banlieue sud ? Quelle paix civile protégeons-nous dans ce cas ? Quelle stabilité peut résister devant une morgue pareille ? » s'est interrogé Nouhad Machnouk, pour qui « ces visites honteuses » à l'ambassadeur de Syrie « dépassent les alignements politiques ou les positions stratégiques, dans la mesure où elles portent atteinte aux règles les plus élémentaires du comportement patriotique ».
(Pour mémoire : Attentats contre les mosquées al-Taqwa et as-Salam : deux officiers des SR syriens mis en cause)
Rifi au Conseil des ministres ?
M. Machnouk a ensuite annoncé qu'il avait signé la veille une demande de dissolution du Parti arabe démocrate (PAD, alaouite) et du mouvement Tawhid-branche Hachem Minkara (sunnite prosyrien), qu'il a soumise au Conseil des ministres, précisant qu'il agira de même contre toute partie dont l'implication dans les attentats de Tripoli serait prouvée.
On ignore toujours si le Conseil des ministres doit se réunir cette semaine, mais si c'est le cas, le ministre démissionnaire de la Justice, Achraf Rifi, pourrait y prendre part. À plusieurs reprises au cours du week-end, M. Rifi a affirmé qu'il pourrait assister à la réunion du gouvernement si la demande de dissolution des deux partis était inscrite à l'ordre du jour.
Entre-temps, les Forces libanaises continuent d'appeler à l'expulsion de l'ambassadeur de Syrie. Dans l'allocution qu'il a prononcée samedi soir lors d'un dîner FL à Hadchit, le député Élie Keyrouz a fait remarquer qu'il s'agit d'une décision « qui doit être naturellement prise par le gouvernement sur base des faits relatés dans l'acte d'accusation ». Il a également appelé à la dissolution du Conseil supérieur libano-syrien, soulignant qu'il fait double emploi avec la représentation diplomatique entre les deux pays.
Pour mémoire
Rifi appelle à porter plainte contre la Syrie devant le Conseil de sécurité
Hamadé presse le gouvernement de porter plainte contre la Syrie et d'expulser son ambassadeur
Geagea, le Futur et la Jamaa islamiya invitent le gouvernement à agir
M. Machnouk, qui prenait part à une cérémonie organisée en son honneur à Dhour el-Abadié, a situé dans le cadre de tentatives d'intimidation le défilé de personnalités du 8 Mars auprès de l'ambassadeur de Syrie. « Les hurlements, les voix qui s'élèvent pour défendre les assassins et les visites dénuées de tout sens patriotique ne parviendront pas...


DANS UN PAYS DÉMOCRATIQUE, UN MERCENAIRE SERA CONDAMNÉ À VIE. CHEZ NOUS LES MERCENAIRES NE SE CACHENT MÊME PAS. ILS OPÈRENT AVEC FIERTÉ TRANQUILLEMENT. D'AILLEURS ON N'A QUE DES MERCENAIRES SUR LE TERRAIN DE TOUT BORD, PAS DE PLACE POUR NOUS LES LIBANAIS. VOTTEZ MESSIEURS VOTTEZ, À 150 $ LE VOTE. ALLEZ Y, VOTTEZ VOTTEZ....MONSIEUR X A VOTÉ. AU SUIVANT....
12 h 46, le 12 septembre 2016