Un homme qui serait le garde du corps de l'ancien ministre Wi'am Wahhab ainsi qu'un habitant de la localité de Majdel Anjar (Békaa) ont été arrêtés hier dans le cadre de l'enquête sur l'explosion qui a visé mardi la voiture d'un autre habitant de cette ville, a rapporté le quotidien al-Moustaqbal.
Hicham Abou Diab, le garde du corps présumé du chef du parti Tawhid, a été arrêté par les services de renseignements (SR) des Forces de sécurité intérieure (FSI), de même qu'un autre homme de la famille Abdel Khalek.
Les deux détenus ont reconnu durant leur interrogatoire avoir placé la bombe qui avait légèrement blessé trois fillettes syriennes et endommagé le véhicule de l'homme visé qui appartient à la famille Slim. La chaîne LBCI avait indiqué que ce dernier avait installé la veille une banderole hostile à M. Wahhab.
Toujours selon la chaîne, deux autres individus sont activement recherchés par les autorités pour leur rôle présumé dans l'attentat. Selon le quotidien al-Mustaqbal, les enquêteurs cherchent à savoir si Wi'am Wahhab a personnellement commandité l'attentat.
L'ancien ministre a réagi à ces informations, affirmant lors d'un entretien télévisé « ne pas croire à l'enquête menée par les SR des FSI » et estimant que l'affaire visait à « nuire » à sa personne. Il a même affirmé qu' « il n'y a pas eu d'explosion à Majdel Anjar, il ne s'agissait que d'enfantillages ».
Par ailleurs, le parti Tawhid a publié un communiqué dans lequel il précise, entre autres, que le détenu Hicham Abou Diab est bien un membre de cette formation, mais qu'il n'est pas le garde du corps de M. Wahhab. Le parti affirme également « ne pas reconnaître des aveux obtenus sous la torture et les coups ».


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