Le Hezbollah semble soutenir une seule idée devenue récurrente dans les déclarations de ses députés ces derniers jours : selon lui, ce sont Riyad et le courant du Futur qui entravent la présidentielle.
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a d'ailleurs indiqué dimanche que « les forces politiques libanaises, jusque-là en désaccord concernant la présidentielle, sont sur le point de parvenir à une entente sauf que l'Arabie saoudite et une autre partie libanaise n'en veulent pas ».
Le député a ajouté que « seule une solution qui satisfait toutes les composantes et tous les partis est envisageable au Liban », notant en outre avoir perçu la prédisposition de toutes les parties à adopter une solution politique. « Mais un pays régional bloquait toute percée sur la scène locale, comptant sur ses alliés locaux qui ne prennent pas en compte l'intérêt du pays, mais sont concernés plutôt par l'arrivée de leur représentant à la tête du gouvernement », a affirmé M. Raad.
S'adressant à ceux qui, selon lui, sapent le consensus national, M. Raad a estimé qu'il fallait saisir l'opportunité qui s'offre aux différents partenaires de réaliser une entente nationale, les appelant par la même occasion à « ne plus perdre le temps des citoyens et celui du pays qui se prépare demain (aujourd'hui) à entamer la vingt et unième séance du dialogue national ».
Toujours dans la même optique, le député du Hezbollah Ali Fayad a affirmé que son parti « prônait la modération, le dialogue et la coopération concernant tous les dossiers internes ». Il a par ailleurs appelé au renforcement du dialogue national ou bilatéral. « Le pays est dans une impasse actuellement et il ne peut plus continuer ainsi plus longtemps », a ajouté M. Raad. « Le problème se situe au niveau du courant du Futur qui provoque la vacance présidentielle et dresse des obstacles lorsqu'il s'agit d'un accord autour d'une nouvelle loi électorale », a-t-il expliqué.
Pour le ministre Mohammad Fneich, les choses sont tout aussi claires : une seule partie est responsable de la vacance présidentielle, c'est le courant du Futur. « Une puissance régionale n'a pas donné son feu vert au parti politique local qu'elle parraine et du coup ce parti-là, qui d'ailleurs n'a pas reçu de réponse positive de notre part concernant la présidence du Conseil au cas où Michel Aoun était élu à la tête de l'État, ne peut pas encore œuvrer pour dénouer la crise », a-t-il déclaré hier à partir de Tyr.
De son côté, le député Hassan Fadlallah a évoqué « le besoin de trouver une équation politique locale qui préserve la stabilité politique, financière et socio-économique ». « Un besoin qui se ressent aussi au niveau de la prise de décision courageuse pour aboutir enfin à des solutions qui mettent un terme à la perte de temps adoptée par une partie politique précise. »
« Qu'attendent donc certains partenaires politiques? La fin du mandat du président américain ou la fin de la guerre au Yémen ? Pourquoi ne prennent-ils pas l'initiative d'adopter des mesures sérieuses, responsables et courageuses pour faire sortir le pays de cette impasse ? » s'est-il demandé. « Il est impossible de faire attendre davantage le pays qui risque de s'écrouler complètement si nous persistons à attendre passivement qu'un changement régional quelconque vienne changer la donne », a-t-il conclu.
Liban
Le Hezbollah persiste et signe : Le Futur et Riyad entravent la présidentielle
OLJ / le 05 septembre 2016 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
... ou l'art de reprendre a son propre compte les critiques recues et les re-diriger a l'adresse de ceux qui les avaient initialement formulees. Plus artiste que ca, tu meurs :)
15 h 53, le 06 septembre 2016