Le RPR réuni hier sous la présidence de Michel Sleiman. Photo Ani
Le Rassemblement pour la République (RPR) a mis en garde contre « les tentatives de plonger dans l'oubli le crime commis contre la démocratie, la Constitution et le pacte national, en l'occurrence le blocage de l'échéance présidentielle ».
Dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion tenue hier à Yarzé, sous la présidence de l'ancien chef d'État, Michel Sleiman, le RPR a assuré que « la conformité au pacte ne peut être réduite à une personne ». Pour le RPR, « la responsabilité nationale exige le respect de la Constitution loin des tentatives d'imposer des personnes, d'autant que deux ans de vacance présidentielle ont prouvé l'échec de ces essais ».
« Le fait de lier la tenue de l'élection présidentielle à un package deal préalablement approuvé bloquerait l'action du président élu, contrevenant ainsi aux articles 53, 74, 75 et 95 », souligne le texte avant de saluer tout mouvement populaire « ayant pour objet d'exhorter les députés à remplir leur devoir et élire un nouveau chef de l'État ».
Le RPR a, par ailleurs, dénoncé « le discours takfiriste qui s'est manifesté récemment », ainsi que « les pratiques allant à l'encontre de l'éthique et de la démocratie, dont notamment l'atteinte au domicile de la ministre des Déplacés, Alice Chaptini, en réponse à son discours logique et noble ». Le RPR a ainsi exhorté toutes les formations politiques à accorder leur attention à « l'éducation civique de leurs partisans ».
Sur un autre plan, les membres du Rassemblement se sont félicités du « rôle pionnier des institutions de sécurité libanaises », tout en mettant en garde contre « les failles politiques qui serviraient ceux qui veulent porter atteinte à la sécurité du Liban ». Il a par ailleurs incité au « soutien concret à l'armée ».
Commentant la récente crise gouvernementale survenue après le boycott aouniste de la dernière séance du Conseil des ministres, le RPR a invité toutes les forces politiques à soutenir le gouvernement pour garantir l'expédition des affaires vitales des Libanais et la recherche de solutions aux problèmes en suspens, notamment en ce qui concerne la crise des déchets. Selon le RPR, « si le plan du gouvernement ne peut être appliqué suivant les critères requis et avec une transparence totale, il faut opter pour la décentralisation déjà proposée par l'ancien président Michel Sleiman ».


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