M. Hamdan, prononçant son discours.
Le Comité des citoyens du Arkoub a organisé hier un sit-in de protestation près de Berket al-Nakkar pour protester contre les travaux de construction d'une route dans la partie nord des hameaux de Chebaa, entamés lundi dernier par l'armée israélienne. Les protestataires ont ainsi réussi, quelques heures durant, à arrêter les travaux, défiant ainsi les soldats de l'État hébreu, qui se trouvaient sur les lieux. Cinq bulldozers, protégés par une patrouille de l'armée israélienne et dix véhicules blindés, étaient sur place, de l'autre côté de la frontière technique de la ligne bleue, et pointaient leurs canons en direction des protestataires. Ces derniers brandissaient des drapeaux libanais et des banderoles dénonçant les travaux entrepris au nord des fermes de Chebaa occupées par Israël.
Prenant la parole lors de la manifestation, le président du Comité des citoyens du Arkoub, Mohammad Hamdan, a insisté sur la nécessité de « mettre un terme aux actes de belligérance continus des Israéliens ». « Il n'est pas étonnant de voir l'ennemi continuer à faire preuve d'expansionnisme. Nous voulons, tôt ou tard, que nos fermes et les collines de Kfarchouba soient libérées. Nous ne permettrons pas à l'État hébreu de rester sur nos terres, ou d'en occuper ne serait-ce qu'un seul mètre carré. » Et M. Hamdan de déplorer les prises de position des gouvernements libanais qui se sont succédé, « dont celle de l'actuel exécutif dans toutes ses composantes, qu'elles soient du 8 ou du 14 Mars ». Il a dénoncé leur « laxisme et leur manque de volonté à défendre la cause des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba et à en faire une priorité ».
« Bien entendu, cette affaire ne peut faire l'objet d'une répartition (entre les politiques) en quotes-parts, encore moins de transactions et de commissions pavant la voie à la corruption », a encore dénoncé M. Hamdan. Ce dernier a toutefois tenu à remercier le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, « d'avoir présenté une plainte aux Nations unies pour cette nouvelle violation ». Il a annoncé qu'une commission sera mise en place pour suivre ce dossier et déposer les plaintes requises contre Israël devant les instances internationales.
Pour sa part, l'ancien chef du Parti syrien national social (PSNS), Assaad Hardane, a condamné les travaux entrepris par l'État hébreu dans la localité.


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