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Liban - Développement

Le jardin public de Bourj Hammoud, un nouvel espace s’inscrivant dans une logique de cohésion

Un partenariat entre l'ambassade américaine, le Pnud et le ministère des Affaires sociales a été établi pour améliorer les conditions de vie dans un secteur surpeuplé.

La chorale d’enfants de Bourj Hammoud.

Le jardin public de Bourj Hammoud fait peau neuve. Fermé pendant six mois pour cause de travaux de réaménagement, il a été inauguré hier lors d'une cérémonie officielle qui s'est déroulée en présence de représentants de l'ambassade des États-Unis, du Pnud, du ministère des Affaires sociales et de la municipalité de Bourj Hammoud.
Cofinancé par les États-Unis, ce projet s'inscrit dans le cadre du Programme de soutien aux communautés hôtes (PSCH), établi en 2013 par le Pnud, en coordination avec le ministère des Affaires sociales, dans la foulée de la crise née de l'afflux massif de réfugiés syriens au Liban. Le PSCH tend principalement à mettre en place des initiatives de nature à favoriser la stabilité dans le pays et à développer les capacités des communautés affectées par la crise syrienne à gérer les tensions, à prévenir les conflits et à assurer une cohabitation pacifique entre les réfugiés et les communautés hôtes à travers une amélioration des conditions de vie.
Les allocutions prononcées pour l'occasion ont d'ailleurs mis l'accent sur ces points. « Le gouvernement américain est fermement engagé en faveur de la stabilité et de la prospérité du Liban, compte tenu des circonstances régionales difficiles politiques, économiques et de sécurité, dans la région », a ainsi souligné la représentante de l'ambassade américaine, en assurant que ce partenariat « va au-delà de l'assistance militaire pour englober des projets qui, à l'instar de celui du jardin public, profitent directement au peuple libanais au double plan individuel et municipal ».
Elle a insisté sur le fait que l'administration américaine est consciente de ce que les communautés locales les plus affectées par la présence massive de réfugiés syriens ont besoin d'un soutien important, en précisant que les agences officielles spécialisées américaines ont de ce fait cofinancé à hauteur de 7 millions de dollars le Programme de soutien aux communautés hôtes. Ces fonds doivent servir à mettre en place ou à réaménager des projets d'infrastructure, selon la déléguée de l'ambassade.
Dans ce contexte, il convient de préciser qu'outre les États-Unis, le Pnud, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l'Italie, le Danemark, la Norvège, le Japon, le Koweït, l'Union européenne et l'Église vaudoise (Suisse) font partie des bailleurs de fonds du PSCH.
La coordinatrice nationale du programme, Souheir Ghali, devait expliquer la finalité du projet avant que Georges Krikorian, membre du conseil municipal de Bourj Hammoud, ne souligne son importance « dans un secteur sursaturé au niveau populaire, où le besoin d'espaces publics, notamment verts, est vital au double plan physique et psychologique ».
Abondant dans le même sens, Marina LoGiudice, responsable du PSCH au sein du Pnud, a fait observer que « le bien-être des Libanais dépend en partie de la présence de lieux où des gens de différents milieux peuvent interagir et établir des rapports de confiance », avant de rendre hommage au Bureau américain des réfugiés et des migrants pour sa contribution généreuse à la mise en place de ce projet. « Nous espérons que ce jardin sera un lieu de rencontre pour les enfants, les jeunes et les vieux de Bourj Hammoud », a-t-elle dit.
Beaucoup de jeunes ont assisté à la cérémonie et n'ont pas caché leur joie d'avoir enfin un endroit où ils peuvent flâner. Sarkis Sissirian, 17 ans, qui a déploré l'absence d'espaces publics à Bourj Hammoud, n'a pas pu s'empêcher de s'écrier : « Nous avons enfin un endroit où nous pouvons nous balader avec nos amis et nos familles. »

Le jardin public de Bourj Hammoud fait peau neuve. Fermé pendant six mois pour cause de travaux de réaménagement, il a été inauguré hier lors d'une cérémonie officielle qui s'est déroulée en présence de représentants de l'ambassade des États-Unis, du Pnud, du ministère des Affaires sociales et de la municipalité de Bourj Hammoud.Cofinancé par les États-Unis, ce projet s'inscrit dans le cadre du Programme de soutien aux communautés hôtes (PSCH), établi en 2013 par le Pnud, en coordination avec le ministère des Affaires sociales, dans la foulée de la crise née de l'afflux massif de réfugiés syriens au Liban. Le PSCH tend principalement à mettre en place des initiatives de nature à favoriser la stabilité dans le pays et à développer les capacités des communautés affectées par la crise syrienne à gérer les...
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