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Économie

Brèves

Une nouvelle liste noire américaine visant les soutiens du Hezbollah ?
Une nouvelle liste de personnes soupçonnées de soutenir financièrement le Hezbollah serait sur le point d'être publiée par les autorités américaines, selon un article publié hier par le quotidien al-Akhbar.
« Selon des sources proches du (gouverneur de la BDL) Riad Salamé et des sources sécuritaires affiliées au courant du Futur, les autorités américaines préparent actuellement une nouvelle liste de personnes et d'organisations qui seront aussi soumises aux sanctions contre le Hezbollah », a écrit le quotidien.
« Cette liste n'aura aucune incidence (...) sur la relation entre le gouverneur de la BDL et le Hezbollah, puisque toutes les banques respectent désormais le mécanisme qui prévient l'application des mesures punitives aux institutions et personnes non concernées par les sanctions », ont ajouté ces sources.
L'ambassade américaine à Beyrouth et l'Association des banques libanaises (ABL) ont confié à L'Orient-Le Jour ne pas avoir d'informations à ce sujet, tandis que la BDL n'était pas immédiatement joignable.
Pour rappel, si la BDL a toujours insisté sur la nécessité pour les banques libanaises de se conformer aux sanctions émises dans le cadre du « Hezbollah International Financing Prevention Act of 2015 », voté en décembre par le Congrès américain, les circulaires émises en mai par les régulateurs imposent notamment aux banques désirant fermer un compte suspect – mais n'appartenant pas à l'une des 99 personnes ou institutions figurant sur la liste noire mise à jour en avril dernier par le Trésor américain – de soumettre une demande d'autorisation préalable à la commission d'enquête spéciale.

Mécanique : la hausse des tarifs dénoncée par les syndicats
Les syndicats du secteur du transport terrestre ont annoncé hier dans un communiqué faisant suite à leur réunion qu'ils manifesteront le 25 août au rond-point de la Coca-Cola (Beyrouth) et le 5 septembre devant les centres d'inspection mécanique pour protester contre une hausse des tarifs des inspections suite à l'attribution de l'appel d'offres mécanique.
Les syndicats ont déclaré ne pas comprendre « la négligence vis-à-vis des intérêts des citoyens et des conducteurs, qui devront faire face à des coûts additionnels, suite à la "farce" de l'appel d'offres mécanique. » Ce dernier « favorise des intérêts (individuels), mais ne représente aucune rentabilité additionnelle pour l'État », ont-ils ajouté avant de proposer que les centres d'inspection soient directement rattachés à l'État.
Selon un article publié le 11 août par le quotidien al-Akhbar, l'inspection mécanique d'une voiture sera facturée à 33 dollars – contre 22 dollars actuellement – et celle d'un camion à 79 dollars au lieu de 58 dollars.
Lancé en avril 2015, l'appel d'offres international pour la modernisation des quatre centres d'inspection mécanique des véhicules et la construction de 10 autres a été remporté fin juillet par la joint-venture Autospect/SGS/ Securitest/Autosécurité pour un contrat décennal de 44,12 millions de dollars par an.
Contesté par certains candidats malheureux et par le ministre démissionnaire de l'Économie et du Commerce, Alain Hakim, ce résultat a été validé début août par le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, et doit encore l'être par le Conseil des ministres.

Dette
Le Qatar émet 1,26 milliard de dollars d'obligations et sukuk
La Banque centrale du Qatar a émis mardi 4,6 milliards de riyals (1,26 milliard de dollars) d'obligations publiques conventionnelles et islamiques, dans le cadre de sa première émission de titres domestiques de l'année, a indiqué hier une source à la Banque centrale qatarie à Reuters.
La Banque centrale a vendu un total de 3 milliards de riyals d'obligations conventionnelles, dont 1,5 milliard d'obligations d'une maturité de trois ans à un taux fixe à 2,25 % ; 1 milliard d'obligations à 5 ans à 2,75 % ; 250 millions d'obligations à 7 ans à 3,25 % ; et 250 millions d'obligations à 10 ans à 3,75 %. De plus, elle a émis 1,6 milliard de riyals (0,44 milliard de dollars) de sukuk.
La baisse des revenus publics issus du pétrole a entraîné une raréfaction des liquidités dans le secteur bancaire cette année, entraînant une hausse des taux et le report de plusieurs émissions d'obligations à court terme.
Mais, depuis juin, les taux ont connu une baisse relative et la hausse des dépôts du gouvernement à la Banque centrale a permis une amélioration de la liquidité.

Coopération
La Norvège ouvre une ligne de crédit pour l'Iran
La Norvège va ouvrir une ligne de crédit d'un milliard de dollars pour l'Iran, a annoncé hier la République islamique à la suite d'une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays à Téhéran.
Mohammad Javad Zarif et Borge Brende ont signé trois accords d'« exportation de crédit » visant à financer « des projets de développement et d'infrastructures », a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Depuis l'entrée en vigueur, en janvier, de l'accord avec les grandes puissances sur le nucléaire, la République islamique déplore des freins persistants à son retour dans le système financier international.
De nombreuses banques se montrent réticentes à revenir dans le pays et à commercer avec l'Iran en raison des menaces de sanctions posées par les États-Unis.

Politique monétaire
Les membres de la Fed veulent garder leurs « options ouvertes »
Les membres de la Réserve fédérale (Fed) ont salué la résistance des marchés financiers au choc du Brexit et estimé que les risques pour l'économie américaine avaient diminué, lors de leur dernière réunion monétaire fin juillet.
Selon les minutes de la réunion du 27 juillet publiées hier, le Comité monétaire veut conserver toutes ses « options ouvertes » pour l'évolution des taux, mais les participants se montrent divisés sur les perspectives d'inflation notamment. La Fed avait laissé les taux inchangés entre 0,25 % et 0,50 % au cours de cette réunion.
Ces minutes sont publiées plus d'un mois avant la prochaine réunion du Comité monétaire, prévue les 20 et 21 septembre.
« Il est prudent d'accumuler davantage de données économiques afin d'évaluer le rythme d'évolution du marché du travail et de l'activité économique », s'accordent à dire les participants à la réunion monétaire. Mais des dissensions apparaissent notamment sur l'évolution de l'inflation et du marché du travail.
Si une majorité estiment que la croissance américaine va s'accélérer au 2e semestre, accompagnée par un renforcement du marché du travail, « plusieurs » signalent « la faiblesse continue des investissements » des entreprises et un certain ralentissement du marché immobilier.
« Plusieurs membres » estiment aussi « que les risques à la baisse sur l'évolution de l'inflation ont augmenté », alors que la Fed espère que celle-ci (0,9 % sur un an, selon l'indice PCE) va atteindre 2 % à moyen terme.

Royaume-Uni
Recul inattendu du chômage malgré le choc du Brexit
Le nombre de demandeurs d'emploi en Grande-Bretagne a baissé contre toute attente en juillet en dépit du choc économique provoqué par le vote du mois précédent pour la sortie du pays de l'Union européenne, montrent les statistiques officielles publiées hier.
L'institut national de la statistique, l'ONS, a fait état d'une diminution de 8 600 du nombre de chômeurs le mois dernier, après une hausse de 900 en juin.
Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient pourtant en moyenne une augmentation de 9 500 des effectifs du chômage en juillet.
La Banque d'Angleterre prévoit toutefois une nette remontée du chômage en raison des incertitudes créées par la victoire des partisans du Brexit au référendum du 23 juin. Les chiffres de juillet publiés hier ont été calculés sur la base des données disponibles au 14 juillet et pourraient donc n'intégrer qu'en partie l'impact de celui-ci, ont prévenu des économistes.
Les statistiques de l'ONS montrent aussi que le taux de chômage en Grande-Bretagne est resté stable sur la période avril-juin à 4,9 %, comme attendu par le consensus.

Une nouvelle liste noire américaine visant les soutiens du Hezbollah ?Une nouvelle liste de personnes soupçonnées de soutenir financièrement le Hezbollah serait sur le point d'être publiée par les autorités américaines, selon un article publié hier par le quotidien al-Akhbar.« Selon des sources proches du (gouverneur de la BDL) Riad Salamé et des sources sécuritaires affiliées au courant du Futur, les autorités américaines préparent actuellement une nouvelle liste de personnes et d'organisations qui seront aussi soumises aux sanctions contre le Hezbollah », a écrit le quotidien.« Cette liste n'aura aucune incidence (...) sur la relation entre le gouverneur de la BDL et le Hezbollah, puisque toutes les banques respectent désormais le mécanisme qui prévient l'application des mesures punitives aux institutions et...
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