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Économie

Brèves

Mécanique : les syndicats se mobilisent contre une hausse des tarifs

Le syndicat des conducteurs du Liban-Nord a rejoint hier l'appel émis la veille par d'autres syndicats invitant les conducteurs travaillant dans le transport terrestre à se réunir aujourd'hui « pour rejeter toute hausse du prix de l'inspection mécanique. »
« Nous appelons les responsables au sein du ministère de l'Intérieur à prendre position contre cette hausse », a déclaré le syndicat des conducteurs du Liban-Nord dans un communiqué. Lancé en avril 2015, l'appel d'offres international pour la modernisation des quatre centres d'inspection mécanique des véhicules et la construction de 10 autres a été remporté fin juillet par la joint-venture composée des sociétés Autospect (Liban), SGS (Suisse), Securitest (France) et Autosécurité (France). Contesté par certains candidats malheureux et par le ministre démissionnaire de l'Économie et du Commerce, Alain Hakim, ce résultat a été validé début août par le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, et doit l'être par le Conseil des ministres.
Selon un article publié le 11 août par le quotidien al-Akhbar, le nouveau prestataire prévoirait d'augmenter les tarifs à destination des usagers. Par exemple, l'inspection mécanique d'une voiture sera facturée à 33 dollars – contre 22 dollars actuellement – et celle d'un camion à 79 dollars au lieu de 58 dollars.
Chargé du suivi de l'appel d'offres mécanique au ministère de l'Intérieur, Ayman Abdel Ghafour avait confirmé la semaine dernière ces tarifs à L'Orient-Le Jour, en les justifiant par le fait que « la qualité et la rapidité des services seront considérablement améliorées ».

Rixe entre un responsable d'EDL et des journaliers à Saïda

Une altercation a éclaté hier entre le directeur de l'antenne d'Électricité du Liban (EDL) à Saïda, Samer Abdallah, et plusieurs travailleurs journaliers déterminés à poursuivre le mouvement de grève lancé fin juillet pour réclamer leur intégration aux effectifs de l'établissement public.
« Les Forces de sécurité intérieure ont mis fin à la rixe. Il n'y a pas eu de blessés », a précisé à L'Orient-Le Jour une source à EDL. « Les journaliers bloquent encore les espaces clients d'EDL à Beyrouth, dans la Békaa et dans le Sud », a-t-elle ajouté. Vendredi, les journaliers de la Békaa avaient décidé de suspendre leur mobilisation jusqu'à nouvel ordre.
Employés par EDL pour assurer une partie de la gestion du réseau, les journaliers d'EDL manifestent pour bénéficier des mêmes avantages que les fonctionnaires réguliers. Leur mobilisation s'est amplifiée à l'approche du 28 août, date à laquelle s'achève le contrat par lequel EDL délègue depuis 2012 la gestion du réseau de distribution en électricité aux sociétés NEUC, BUS et KVA. Les journaliers espèrent pouvoir intégrer les effectifs d'EDL dans le cas où il ne serait pas renouvelé.
Plus tard dans la journée, le vice-président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Hassan Fakih, a de son côté appelé EDL, dans un communiqué, à « trouver une solution à cette crise » et a reproché à NEUC, BUS et KVA d'avoir « multiplié par trois » le coût de la gestion du réseau.

Youssef présidera le groupe de travail arabe sur l'Internet jusqu'en 2018

Le directeur d'Ogero, Abdel Menhem Youssef, a été élu à l'unanimité président du groupe de travail intergouvernemental sur l'Internet au sein de la Ligue arabe. L'élection de M. Youssef pour un mandat qui durera jusqu'à fin 2018 a eu lieu lors de la 12e réunion du groupe qui s'est tenue de dimanche à hier au Caire, a rapporté hier l'Agence nationale d'information.

Émirats arabes unis
Abou Dhabi engage deux cabinets pour la fusion de ses fonds souverains

Le gouvernement d'Abou Dhabi a engagé Bain & Co et Landor Associates pour le conseiller sur la fusion de deux des plus grands fonds souverains pétroliers émiratis, a affirmé une source proche du dossier à Reuters.
Fin juin, Abou Dhabi avait annoncé la probable fusion de Mubadala Development Co et International Petroleum Investment Co, et avait formé un comité pour superviser le processus, dirigé par le vice-Premier ministre, cheikh Mansour ben Zayed al-Nahyan.
Le fonds combiné aura des actifs valant environ 135 milliards de dollars, selon les calculs de Reuters.
La source, qui a requis l'anonymat, a déclaré que les deux cabinets de conseil ont signé leurs contrats. Bain, un cabinet de conseil en management international, s'occupera de la stratégie commerciale, et Landor, un cabinet de conseil basé aux États-Unis, fournira des conseils en gestion de marques. Puisque l'actionnaire commun est Abou Dhabi et qu'aucun des fonds n'est coté en Bourse, il est peu probable qu'un cabinet de conseil financier externe soit sollicité pour la fusion, a ajouté la source.
La finalisation de la fusion, qui selon Abou Dhabi va augmenter le pouvoir d'investissement et les revenus de l'émirat, est prévue pour fin 2017.

Libye
Un comité intérimaire nommé pour gérer le fonds souverain

Le gouvernement libyen, soutenu par les Nations unies, a annoncé lundi la nomination d'un comité intérimaire de cinq membres pour gérer les avoirs de la Libyan Investment Authority (LIA), qui s'élèvent à 67 milliards de dollars. Le gouvernement d'accord national (GNA) a précisé dans son communiqué que le comité n'aura pas le droit de céder les actifs de la LIA et qu'il devra protéger les droits du fonds souverain.
Le comité intérimaire sera dirigé par Ali Mahmoud Hassan Mohammad, indique le communiqué, sans donner d'informations sur cette personne ni sur la durée de vie du comité.
Le GNA est le résultat d'un accord signé en décembre dernier sous les auspices des Nations unies. Il est arrivé à Tripoli au mois de mars avec pour mission de remplacer les deux gouvernements qui se disputent le pouvoir, l'un basé dans la capitale et d'autre dans l'est de la Libye. Il travaille notamment à la réunification des institutions qui ont été scindées par les gouvernements rivaux. C'est le cas notamment de la compagnie pétrolière publique, la National Oil Corporation (NOC), de la Banque centrale et du LIA.

Gaz industriels
« Possible fusion » entre Linde et Praxair

Le fabricant allemand de gaz industriels Linde a confirmé hier qu'il menait « des discussions préliminaires sur une possible fusion » avec son concurrent américain Praxair, à l'issue toutefois encore incertaine. « Les discussions sont en cours et n'ont encore conduit à aucun résultat concret », a indiqué le groupe allemand dans un bref communiqué, après que plusieurs médias ont eu vent des négociations.
Le nouveau groupe fusionné ravirait, avec un chiffre d'affaires combiné de quelque 30 milliards de dollars, sa place de numéro un du marché des gaz industriels au français Air Liquide. Celui-ci vient de se l'assurer en rachetant l'américain Airgas. Linde, basé à Munich, emploie plus de 64 000 personnes dans le monde et Praxair, qui a son siège dans le Connecticut, environ 26 000.

Pétrole
La Russie prévoit une réunion avec l'Opep en octobre à Vienne

La Russie prévoit de participer en octobre à une réunion avec l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont elle n'est pas membre, a annoncé hier le ministre russe de l'Énergie, alors que le marché s'interroge sur de possibles mesures communes de stabilisation de l'offre. Dans un communiqué, Alexandre Novak a indiqué qu'une délégation russe s'était rendue au siège du cartel, à Vienne, pour évoquer la tenue d'une future réunion du dialogue énergétique Russie-Opep, leur format régulier d'échanges.
Les prix de l'or noir ont progressé la semaine dernière, car le marché s'interroge sur un possible accord entre les grands pays producteurs, membres ou non de l'Opep, pour réduire l'excès d'offres qui pèse sur le marché.
Lors de sa visite à Vienne, la délégation russe a discuté avec l'Opep de « la situation actuelle sur le marché du pétrole et (des) prévisions concernant son évolution » ainsi que des « aspects de la coopération » entre Moscou et l'Organisation, a précisé le ministère russe. M. Novak a assuré récemment au journal saoudien Asharq al-Awsat que son pays était prêt à collaborer avec l'Arabie saoudite.

Mécanique : les syndicats se mobilisent contre une hausse des tarifs
Le syndicat des conducteurs du Liban-Nord a rejoint hier l'appel émis la veille par d'autres syndicats invitant les conducteurs travaillant dans le transport terrestre à se réunir aujourd'hui « pour rejeter toute hausse du prix de l'inspection mécanique. »« Nous appelons les responsables au sein du ministère de l'Intérieur à prendre position contre cette hausse », a déclaré le syndicat des conducteurs du Liban-Nord dans un communiqué. Lancé en avril 2015, l'appel d'offres international pour la modernisation des quatre centres d'inspection mécanique des véhicules et la construction de 10 autres a été remporté fin juillet par la joint-venture composée des sociétés Autospect (Liban), SGS (Suisse), Securitest (France) et Autosécurité...
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