Samedi, des volontaires de la Défense civile ont annoncé au cours d’une conférence de presse qu’ils recourront à la rue jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites. Photo Hassan Assal
Lassés par les promesses creuses des responsables et excédés par la lenteur des procédures, les volontaires de la Défense civile recourront à partir d'aujourd'hui à la rue, jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites.
À partir d'aujourd'hui donc, « les volontaires de la Défense civile dresseront des tentes à la frontière libano-palestinienne, parce que la culture de la Défense civile est celle du sacrifice et du respect ». « Nous ne voulons pas déranger les citoyens ni les mettre en confrontation avec l'armée et les forces de l'ordre au cas où nous fermerons les routes », a expliqué un porte-parole des volontaires de la Défense civile, au cours d'une conférence de presse donnée samedi place des Martyrs, au centre-ville de Beyrouth.
Il convient de rappeler que les volontaires de la Défense civile réclament depuis plusieurs années leur intégration dans la fonction publique. La loi concernant leur titularisation avait été votée par le Parlement en 2014, tandis que le décret y relatif a été émis par le gouvernement en février dernier sans jamais être appliqué. S'il venait à l'être, il pourrait permettre à 2 500 bénévoles de la Défense civile d'intégrer la fonction publique, à condition de réussir un concours d'entrée. Au cours de précédents sit-in, ils avaient menacé de rejoindre les rangs des secouristes en Syrie avant de revenir sur leur décision.
« Nous ne lançons de défi à personne, mais nous revendiquons nos droits », a affirmé le porte-parole des volontaires. « Notre combat est un combat pour la justice », a-t-il ajouté, rappelant les sacrifices faits par la Défense civile.
Par ailleurs, une délégation de la Défense civile a été reçue hier par les députés de Baalbeck-Hermel, en présence du ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, qui a promis de suivre le dossier de près et d'entrer en contact avec les ministres de l'Intérieur et des Finances et le directeur général de la Défense civile. Affirmant à la délégation que les députés soutenaient leur cause et leurs revendications, M. Hajj Hassan a demandé aux volontaires « de prendre en considération, lors de leurs manifestations, la situation du pays et de recourir à des moyens pacifiques ».
De son côté, le comité des licenciés de la Défense civile a dénoncé « leur licenciement sans indemnisation ni retraite ». Dans un communiqué, il a rappelé qu'en 2000, le décret 4 082 a été publié, stipulant leur titularisation. « À ce jour, ce décret n'est toujours pas appliqué », a ajouté le comité, soulignant que le nombre des membres de la Défense civile licenciés ne dépasse pas la centaine. « Ils attendent toujours leur droit à un salaire de retraite, a-t-il poursuivi. Cette question est toujours en examen au Conseil d'État. » Et d'appeler le Conseil des ministres à accorder une attention particulière à ce dossier.


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