Lors de la présidentielle française de 2002, la gauche a appelé à contrecœur ses partisans à voter pour Jacques Chirac, représentant de la droite, dans l'espoir qu'il batte Jean-Marie Le Pen, du Front national, un parti d'extrême droite, qui avait causé la surprise en devançant le socialiste Lionel Jospin dans le précédent tour. Pour la présidentielle de novembre aux États-Unis, espérons que nous assisterons à quelque chose de semblable. Déjà, des républicains ont fait le grand saut. Ainsi, la petite-fille de l'ancien candidat républicain à la présidentielle de 2008, John McCain, a rejeté le candidat républicain Donald Trump et annoncé qu'elle votera pour la démocrate Hillary Clinton. Un sénateur républicain de l'État de New York, Richard Hanna, a fait de même. D'autres, comme l'ancien candidat républicain de 2012 Mitt Romney, se sont contentés d'attaquer vigoureusement Trump. D'autres encore, comme les anciens présidents Bush père et fils, ont refusé de se montrer en sa compagnie, ce qui est parlant.
Il reste aux opposants républicains modérés à faire honnêtement l'essentiel, soit appeler à voter pour Clinton et à réaligner un Parti républicain à la dérive, entre les mains présentement des climato-sceptiques, des faucons, des proarmes, des évangélistes, des tea-partiers et des Blancs. Mais laissons le dernier mot au président démocrate Barack Obama : « La question qu'ils doivent se poser est la suivante : s'il vous faut dire de manière répétée, dans des termes très forts, que ce qu'il a dit est inacceptable, pourquoi le soutenez-vous toujours ? »
Sylvio LE BLANC
Montréal-Québec


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HILARY POUR PRESIDENTE... ASSEZ D,UN LUNATIQUE !
17 h 29, le 13 août 2016