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Nos lecteurs ont la parole - Sylvain Thomas

L’essence de la fête de l’Assomption

Ce qu'annonce la fête de l'Assomption de la Vierge Marie est plus que la transfiguration du corps. C'est tout l'homme qui est entré dans une vie tout autre. L'Évangile est le seul qui peut nous en donner une idée en nous faisant rencontrer le Christ au matin de Pâques. Il est comme il était avant sa mort : on peut le voir, le toucher. Il mange, il se déplace, il questionne, il explique. Mais il y a quelque chose de changé. Il entre quand la porte est fermée. Il apparaît, il disparaît, il dit qu'il est dans la vie en Dieu, sa divinité prend pouvoir à traverser les obstacles matériels et à filtrer l'espace et le temps tant dans le domaine terrestre que dans le domaine céleste. Il est dans le mystère de Dieu.
C'est dans cette vie nouvelle de ressuscité que Marie est entrée au jour de son Assomption. Le mot dit bien la nuance qu'il y a avec la résurrection. Avec Marie élevée au ciel, nous sommes transportés à la fin d'un itinéraire, à la réalisation définitive du projet de Dieu que Marie a accepté à l'Annonciation.
Comme dans notre relation humaine, tout vécu profond se partage et pousse les uns et les autres à aller se rencontrer. Ce qui est simple, humain est souvent choisi, par son caractère de bienveillance, comme porteur des valeurs sacrées. Le moment glorieux de la Vierge Marie, elle l'a vécu déjà dans « ce départ en toute hâte vers les hauteurs ». Après le passage de l'ange Gabriel, elle est reçue dans la maison de sa cousine Élisabeth comme la femme de l'humanité selon le désir de Dieu : « Tu es bénie entre toutes les femmes. »
Marie dit à sa cousine ce qu'elle a dans son cœur, ce que son peuple a vécu. Et ce qu'elle dit est comme un merveilleux tableau de l'histoire d'un petit reste qui a survécu à toutes les péripéties de ce monde, d'hommes toujours en quête d'ambition aux dépens des uns et des autres.
Ici, Marie est plus que Marie. Elle est l'humanité en tant que la lignée de sang donnée à Jésus pour que Dieu soit parmi nous. Elle est l'humanité de l'accueil de la parole de Dieu. La parole a fait son chemin dans l'itinéraire de tous les jours de l'homme. Le salut d'Élisabeth à sa cousine et la réponse de Marie sont comme des hymnes de louanges. L'une est devenue la prière de tout moment : « Je vous salue Marie pleine de grâces... » Et l'autre est devenue la prière vespérale de l'Église. « Mon âme exalte mon Seigneur... » Cette hymne ne peut être chantée que par un cœur de pauvre, sinon elle sonne faux.
Les prières formulées avec la mère du Seigneur ont la force de faire évoluer l'humanité en une communauté qui prend conscience des bienfaits de Dieu et qui ne cesse de chanter la gloire de son nom. Nous sommes tous transformés à la longue par ces paroles de louanges qui reflètent, comme un miroir, l'intérieur de Marie toute pénétrée de Dieu tel qu'elle ne peut aller que vers la perfection et habiter avec les anges.
Avec Marie c'est notre propre espérance que nous célébrons : du Christ, Marie, la première, a reçu la gloire qui nous est aussi destinée. Encore en route, nous la contemplons dans sa splendeur. C'est ainsi que nous serons, nous, qui faisons partie de l'Église de Dieu, dans un glorieux et splendide achèvement à la fin de notre vie terrestre.

Ce qu'annonce la fête de l'Assomption de la Vierge Marie est plus que la transfiguration du corps. C'est tout l'homme qui est entré dans une vie tout autre. L'Évangile est le seul qui peut nous en donner une idée en nous faisant rencontrer le Christ au matin de Pâques. Il est comme il était avant sa mort : on peut le voir, le toucher. Il mange, il se déplace, il questionne, il explique. Mais il y a quelque chose de changé. Il entre quand la porte est fermée. Il apparaît, il disparaît, il dit qu'il est dans la vie en Dieu, sa divinité prend pouvoir à traverser les obstacles matériels et à filtrer l'espace et le temps tant dans le domaine terrestre que dans le domaine céleste. Il est dans le mystère de Dieu.C'est dans cette vie nouvelle de ressuscité que Marie est entrée au jour de son Assomption. Le mot dit bien la...
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