Des distributeurs automatiques pour lutter contre les prix élevés à l'AIB ?
Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a discuté hier avec le ministre démissionnaire de l'Économie, Alain Hakim, des nombreuses plaintes de consommateurs au sujet de la hausse des prix dans certains cafés et restaurants, notamment ceux de l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) ou encore des piscines privées. « Les deux ministres se sont accordés à étudier la possibilité d'obliger ces établissements à proposer des distributeurs automatiques de produits essentiels comme l'eau et les boissons non alcoolisées », a rapporté un communiqué du ministère du Tourisme. Le document ne précise pas si cette éventualité inclut un plafonnement des prix proposés dans ces distributeurs.
Le 27 juillet, le ministère de l'Économie avait appelé dans un communiqué le ministère du Tourisme à contrôler les prix pratiqués à l'AIB, jugés trop élevés et en contravention avec la réglementation libanaise, selon les inspecteurs de la Direction de la protection du consommateur. Le ministère du Tourisme avait pour sa part considéré que « le contrôle des prix était une compétence exclusive du ministère de l'Économie », avant de déclarer avoir informé « les responsables de l'AIB ainsi que le Conseil des ministres de la nécessité d'améliorer la qualité des services à l'AIB » et de « baisser les prix des biens et des services commercialisés dans son enceinte ».
La sous-traitance des espaces de restauration de l'AIB est prise en charge par la société LBACC, dont la MEA est actionnaire majoritaire. Elle a été renouvelée en décembre 2015 pour 2,2 millions de dollars par an.
Le déficit public en hausse de 9,3 % fin avril
Le déficit public a atteint 1,63 milliard de dollars sur les quatre premiers mois de l'année, en hausse de 9,3 % par rapport à la même période de l'an dernier, selon le ministère des Finances. Le déficit représente 32,9 % des dépenses publiques totales, contre 32,2 % un an plus tôt. Les dépenses publiques ont augmenté de 7 % en glissement annuel à 4,9 milliards de dollars fin avril.
Les revenus de l'État ont, eux, totalisé environ 3,3 milliards de dollars, en hausse de 5,9 % en glissement annuel. Les recettes fiscales ont augmenté de 4,6 %, à 2,4 milliards de dollars ; tandis que les recettes non fiscales ont augmenté de 3,8 %, à 691 millions de dollars.
Le solde budgétaire primaire – c'est-à-dire hors service de la dette, qui s'élève à 1,48 milliard de dollars fin avril – enregistre un déficit de 151 millions de dollars, en hausse de 57,74 % par rapport à la même période en 2015.
Les syndicats de fonctionnaires tirent à boulets rouges sur le ministre du Travail
Le Comité de coordination syndical (CCS) – représentant les fonctionnaires – a reproché au ministre du Travail, Sejaan Azzi, dans un communiqué publié hier, de ne pas l'avoir « invité à participer à la réunion du comité de l'indice des prix. » Ce dernier s'est réuni mardi afin d'étudier la possibilité de relever le salaire minimum de 675 000 à 1,2 million de livres (450 à 800 dollars environ), sans trancher sur ce point.
« Ce qui s'est passé hier (...) a démontré que le ministère du Travail et les organisations patronales sont du même bord (...). Le fait de ne pas inviter le CCS alors qu'il représente 60 000 enseignants du secteur privé et l'ensemble des fonctionnaires, actifs ou retraités, civils ou militaires, confirme que cette réunion n'est que de la poudre aux yeux », a affirmé le CCS qui a relevé que M. Azzi avait déclaré que la convocation du CCS à la réunion du comité de l'indice des prix était « illégale », avant de rappeler que « plusieurs ministres » avaient déjà convié l'instance dans ce cadre, « dont M. Azzi, lors de la précédente réunion ». Il a ensuite affirmé que « l'ancien Premier ministre, Nagib Mikati (2005 et 2011-2014), avait amendé le décret instituant le comité » pour permettre au CCS d'y participer, déplorant que « les autorités économiques soient plus influentes que le gouvernement lui-même ».
Le président du CCS, Nehmé Mahfoud, avait affirmé mardi à L'Orient-Le Jour qu'il avait « refusé la proposition du ministère de participer à la réunion comme simple observateur ».
Créé par le décret 4206 du 8 août 1981, le comité de l'indice des prix permet au ministère du Travail de réunir, au moins une fois par an, syndicats et organisations patronales afin d'orienter les décisions du gouvernement portant sur le niveau des salaires ou le coût de la vie.
Bourse
Deutsche Börse et LSE veulent boucler leur fusion au 1er semestre 2017
L'opérateur de la Bourse de Francfort, Deutsche Börse, compte mener à bien sa fusion avec le britannique LSE au cours du premier semestre 2017, selon un communiqué hier.
« La transaction est encore conditionnée à un certain nombre d'étapes », a indiqué le groupe allemand, mais « Deutsche Börse et LSE comptent boucler l'opération au cours du premier semestre 2017 ».
Le mariage qui créera un géant des services financiers a semblé menacé par la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Mais, pour le moment, les étapes de la réalisation de l'opération continuent à s'enchaîner.
Les actionnaires de LSE en ont approuvé le principe début juillet, la majorité de ceux de Deutsche Börse (plus de 63 %), invités à échanger leurs actions contre celles de la nouvelle holding qui réalisera la fusion, a apporté ses titres dans les délais impartis.
La fusion doit encore recevoir le feu vert de diverses autorités dont la Commission européenne.
Médias
Disney mise un milliard de dollars sur le streaming sportif
Le géant américain des médias et du divertissement Disney accélère ses efforts dans la vidéo en ligne avec l'annonce mardi d'un investissement d'un milliard de dollars pour une prise de participation de 33 % dans BAMTech, un spécialiste des technologies liées au streaming.
Disney aura aussi une option pour prendre dans les prochaines années le contrôle majoritaire de BAMTech. L'accord va en outre déboucher, probablement en fin d'année, sur le lancement d'un service par abonnement proposé directement sur Internet sous la marque d'ESPN, le bouquet de chaînes câblées sportives de Disney.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef