Le cortège funèbre de Maymouné, hier, à Fnaydeq. Photo Ani
Une jeune femme de 20 ans, Maymouné Abou Aylé, a été tuée après avoir été vraisemblablement battue à son domicile conjugal de Kleyate, au Mont-Liban, par son mari. Originaire de Fnaydeq (Akkar), elle a été inhumée hier dans son village dans un climat de tristesse et d'incompréhension.
Le mari, M. T. (22 ans), originaire de Karkaf (Akkar), a été arrêté hier par la police dans la région de Tall, à Tripoli. Aucun détail n'a été donné sur les circonstances exactes de la mort de Maymouné, mais certaines sources croient savoir qu'elle a été sauvagement battue le jour de sa mort.
Le président de la municipalité de Karkaf, Yehya Rifaï, a condamné ce meurtre et demandé que le coupable soit « sévèrement puni ». « Maymouné est une nouvelle victime de la violence faite aux femmes, et cette violence lui a été infligée par un criminel qui est son mari », a affirmé M. Rifaï.
Selon l'ONG Kafa, douze femmes ont été tuées par leur conjoint entre juillet 2013 et mars 2016. Ces affaires, pour la plupart largement médiatisées, ont suscité l'indignation de la société civile qui dénonce des jugements trop cléments accordés aux coupables.
Élie Keyrouz, député de Bécharré, a condamné le meurtre de Maymouné et insisté dans un communiqué sur la « nécessité de poursuivre le travail culturel et législatif pour garantir la sécurité de la femme libanaise ». Votée en avril 2014, la loi 293 « pour la protection de la femme et des autres membres de la famille de la violence domestique » est considérée par plusieurs organisations de la société civile comme incomplète et ne protégeant pas tout à fait la femme.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
c'est dommage, parceque grace a notre legislation moyen-ageuse, si ils n'etaient pas maries, il n'aurait eu qu'a l'epouser pour faire tomber les charges contre lui
07 h 16, le 11 août 2016