Ilyas Akengin/AFP
Inutile de « gloser » sur les dangers politiques, économiques, sécuritaires qui menacent le pays. Il semblerait que tout le monde, ou presque, soit consentant ! Seulement cette fois-ci, ça ne se réglera pas par un ni vainqueur ni vaincu. Cette fois-ci le vaincu semble être tout désigné déjà. Le Liban-régime – terre, mer, peuple et richesses – sera le plus grand perdant.
Quand on nous dit que des États vont disparaître, on pense tout de suite à l'Irak et la Syrie, mais jamais au Liban !
Et on cherche à se rassurer en braquant les projecteurs sur l'engagement international en faveur de la stabilité du pays et du soutien à ses forces armées qui se battent contre l'État islamique et consorts ! Ersal serait presque devenu la première ligne occidentale face à Daech.
Le Liban semble malheureusement être un des premiers États menacés de disparition. Savez-vous qu'une des missions confiées à Daech est de favoriser l'émergence d'un nouvel État au Proche-Orient ? Non pas seulement l'État islamique en Irak et en Syrie, mais l'État du Kurdistan sur les ruines de l'Irak et de la Syrie. Subitement, les peshmergas sont devenus les alliés les plus sûrs de l'Occident, les défenseurs des droits de l'homme, les porteurs des valeurs occidentales, les défenseurs des yazidites et des minorités chrétiennes persécutées. Bravo les Kurdes. Ils ont su manœuvrer pour arriver à leur but, le Kurdistan libre. Certes, il reste beaucoup à faire pour réunifier les 30 millions de Kurdes éparpillés entre la Turquie, l'Iran, la Syrie et l'Irak. Mais, déjà, le sanctuaire kurde est né, avec la bienveillance et le soutien de la communauté internationale. Kobané est même devenu le symbole de la bravoure et de la volonté d'un peuple prêt à mourir pour sa patrie !
Mais, en fait, depuis quand la communauté internationale agit en bon Samaritain désintéressé ? Il n'en est rien. Le Kurdistan contrôle aujourd'hui une partie non négligeable de la production pétrolière de l'Irak. Et il va être amené à en contrôler davantage avec la bénédiction de la communauté internationale. Encore un mot ; ne trouvez-vous pas bizarre la similitude entre peshmergas-Haganah-
pasdaran ?
Et le Liban dans tout ça ? N'est-ce pas bizarre que l'État libanais part en déliquescence au vu et au su de tous ? Le Kurdistan est né « grâce » à Daech, soutenu par les « décideurs ». Le Liban, lui, disparaîtra grâce à ses « dawaech » soutenus par les mêmes « décideurs », réalisant ainsi, au moins, trois de leurs objectifs :
1 - La confiscation d'une partie de la manne énergétique découverte dans les eaux territoriales de la République et qui est estimée à plus de 600 milliards de dollars.
2 - La confiscation d'une partie du territoire de la République au profit des réfugiés palestiniens condamnés au non-retour dans leur Palestine natale.
3 - La confiscation d'une autre partie du territoire de la République au profit, cette fois-ci, des réfugiés syriens pour alléger le poids des sunnites en Syrie et le rééquilibrer au Liban face aux chiites. L'équilibre des pouvoirs n'est-il pas la meilleure garantie pour tous ?
Entre-temps, on célèbre, «nous», la «culture de la vie» tout en continuant à nous étriper autour du palais désert de Baabda. Kissinger, encore lui, nous avait prédit il n'y a pas longtemps un chambardement total de toute la région.
Quoi faire alors? Parlons ensemble. Sinon, adieu notre cher et beau pays.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Cher Monsieur Nammour, Inutile de rappeler l'histoire de notre Cher Pays depuis des millénaires: la multitude des civilisations qui l'ont envahi puis l'ont quitté! Il y a toujours eu des hauts et des bas. Le Liban est un lieu stratégique entre l'est et l'ouest non seulement par sa situation géographique mais aussi par la richesse de sa culture et la compétence de ses citoyens. Les Libanais sont attachés à leur terre, mais tout ce qui est obligatoirement requis c'est l'esprit de solidarité entre toutes les composantes et surtout entre les Chrétiens. Encore une fois tous les politiciens scellés à leurs sièges illégalement depuis des années et qui sont "d'accord pour ne pas être d'accord" doivent quitter le pouvoir et céder leur rôle à l'armée pour une période de 2 ans. Le Liban ne manque pas de politiciens compétents, intègres et honnêtes.
08 h 11, le 07 août 2016