Pour le Hezbollah, les effets des sanctions américaines ont été limités
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a déclaré à Reuters que « les banques libanaises et la Banque du Liban (BDL) ont réduit l'impact du Hezbollah International Financing Prevention Act of 2015 (Hifpa 2015), visant les sources de financement du Hezbollah », ajoutant que « l'application (de la loi américaine), à travers les circulaires de la BDL, a été jusque-là équilibrée et logique ».
La BDL a émis le 3 mai une circulaire (n° 317) qui régit l'application des sanctions américaines votées en décembre 2015 par le Congrès américain afin notamment d'éviter que les banques libanaises excluent une partie de la population libanaise – et en particulier, la communauté chiite – en tentant de réduire les risques encourus en cas de non-respect des injonctions américaines.
En juin, plusieurs sources ont affirmé que le Hezbollah et le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, avaient entamé des discussions suite à la clôture, par la Commission d'enquête spéciale, de comptes bancaires ouverts par plusieurs établissements et associations proches classés terroristes par le département d'État des États-Unis. Une rencontre qui est survenue quelques jours après l'attentat – non revendiqué à ce jour – qui a visé le 12 juin le siège de Blom Bank – l'une des banques les plus importantes du pays en termes de dépôts.
Le déficit commercial en hausse de 11 % fin juin
La balance commerciale du Liban a accusé un déficit de 8 milliards de dollars au premier semestre 2016, en hausse de 10,8 % par rapport à la même période en 2015, selon les chiffres des douanes. La valeur totale des importations a augmenté de 7 % en glissement annuel, à 9,4 milliards de dollars, tandis que la valeur des exportations a baissé de 11 %, à 1,4 milliard de dollars.
Si la hausse des importations est liée à l'augmentation des volumes importés sur cette période (+18,7 % à 8,9 millions de tonnes fin juin), la baisse des exportations s'explique, elle, par la diminution des volumes exportés du fait du ralentissement économique dans les pays du Golfe et de la guerre en Syrie, en baissant de 21,8 % en glissement annuel, à 757 591 tonnes.
La Chine a été le premier fournisseur du Liban, pesant 10,8 % des importations fin juin, tandis que l'Afrique du Sud est le premier client du pays du Cèdre, avec 15,9 % du total des exportations.
Erratum
Une imprécision s'est glissée dans nos colonnes hier dans l'article « L'ex-géant Saudi Oger bientôt racheté ? », concernant la traduction d'une phrase du quotidien al-Akhbar. « Les biens immobiliers de Saudi Oger atteindraient 1,5 milliard de dollars » aurait dû être traduit par : « La valeur des biens-fonds et des véhicules de Saudi Oger atteindrait 1,5 milliard de dollars. »
Fiscalité
L'Inde se prononce pour l'instauration d'une TVA unique
Le Parlement indien a adopté mercredi l'instauration d'une TVA unique, qualifiée de « plus importante réforme fiscale depuis l'indépendance » par le ministre des Finances Arun Jaitley.
Cette réforme « intègre l'Inde au sein d'une entité économique unique. (...) L'Inde deviendra un grand marché, il y aura un transfert de biens et de services permanent dans tout le pays », a encore déclaré le ministre sur la télévision NDTV.
La GSTest est l'une des plus importantes réformes décidées par le Premier ministre Modi depuis son arrivée au pouvoir en mai 2014. Peu après le vote, M. Modi a estimé qu'il s'agissait d'une « véritable occasion historique ».
Le monde des affaires s'est montré très favorable à cette taxe sur la valeur ajoutée (TVA). La Confédération de l'industrie de l'Inde (CII) estime qu'elle permettra d'ajouter de 1,5 à 2 points de pourcentage à la croissance annuelle du pays.
Déficit
Le président de la Bundesbank fustige la Commission européenne
Le président de la Bundesbank, le très orthodoxe Jens Weidmann, a vivement critiqué dans un entretien publié hier la clémence de Bruxelles à l'égard de Madrid et de Lisbonne en dérapage budgétaire, estimant que la Commission européenne n'était « pas assez conséquente ».
« À un certain moment, les infractions aux règles doivent être suivies d'effets », a dit le banquier central dans un entretien à l'hebdomadaire allemand Die Zeit. « Selon moi la popularité de l'UE auprès des citoyens pâtit aussi du fait que nous ne nous tenons pas aux règles que nous avons adoptées ensemble », a-t-il ajouté.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef