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Méditerranée

Erdogan appelle à un "dialogue sincère" et rejette tout "harcèlement"

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan. AFP / Adem ALTAN

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mardi à un "dialogue sincère" pour résoudre le conflit qui oppose son pays à la Grèce et l'Union européenne en Méditerranée, tout en rejetant tout "harcèlement" visant la Turquie.

"Notre priorité est de résoudre les conflits par un dialogue sincère, fondé sur le droit international et une base équitable", a déclaré le chef de l'Etat turc dans son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies par visioconférence. "Cependant, je veux clairement affirmer que nous n'allons jamais tolérer aucun diktat, harcèlement ou attaque", a-t-il ajouté.

Les déclarations de M. Erdogan surviennent alors qu'Athènes et Ankara se disputent des zones en Méditerranée orientale potentiellement riches en gaz naturel. La tension s'était aggravée fin août, lorsque les deux pays ont effectué des manoeuvres militaires rivales. Mais le retour récent au port d'un navire turc de recherche déployé en Méditerranée orientale a suscité des espoirs d'apaisement. Les deux pays ont ainsi donné mardi leur accord pour entamer des pourparlers exploratoires au sujet de leurs différends, selon la présidence turque.

Le président français Emmanuel Macron, principal soutien de la Grèce dans la crise, et M. Erdogan doivent se parler par téléphone mardi soir pour évoquer les tensions en Méditerranée orientale, selon le palais de l'Elysée. Le président Erdogan a par ailleurs proposé l'organisation d'une conférence régionale pour discuter "des droits et des intérêts" des pays riverains de la Méditerranée orientale, comprenant aussi l'autoproclamée République turque de Chypre-Nord (RTCN). Pour le chef de l'Etat turc, "les initiatives unilatérales prises par la Grèce et les Chypriotes grecs" sont à l'origine de la crise en Méditerranée. Chypre est divisée en deux depuis l'invasion du tiers nord de l'île méditerranéenne par l'armée turque en 1974 après un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce.

Lors de son discours, M. Erdogan a aussi critiqué, sans les nommer, les pays qui ont annoncé "leur intention d'ouvrir des ambassades à Jérusalem, en violation des résolutions des Nations unies et du droit international". Pour le président turc, seule la création d'un "Etat palestinien indépendant et souverain" ayant Jérusalem-Est comme capitale pourrait résoudre le conflit.

"Chercher des solutions autre que celle-ci sera vain, unilatéral et injuste", a-t-il affirmé.


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mardi à un "dialogue sincère" pour résoudre le conflit qui oppose son pays à la Grèce et l'Union européenne en Méditerranée, tout en rejetant tout "harcèlement" visant la Turquie.

"Notre priorité est de résoudre les conflits par un dialogue sincère, fondé sur le droit international...