Cette photo, prise par un envoyé spécial de l’Associated Press, dans les montagnes du Kurdistan, proches de la frontière iranienne, montre des partisans kurdes encadrant un groupe de 85 soldats irakiens faits prisonniers au cours des combats qui durent depuis plus de trois mois dans le nord de l’Irak.
Londres, 31 juillet – AFP Des conversations se seraient ouvertes mardi à Sulaimaniyah, dans le Kurdistan irakien, entre représentants du gouvernement central de Bagdad et des délégués du Conseil national kurde, apprend-on de source diplomatique arabe à Londres.
Ces conversations tendraient à rechercher les modalités d'un cessez-le-feu entre les deux parties, et éventuellement d'un règlement au conflit irako-kurde.
Le gouvernement de Bagdad serait représenté à ces conversations par le général Ammache, ministre de la Défense, et M. Kassem Jawad, ministre de l'Intérieur.
On souligne de même source que dans un geste d'apaisement, le gouvernement de Bagdad a, ces jours derniers, élargi de prison où ils étaient détenus un certain nombre de personnalités kurdes, et levé le séquestre frappant les biens de certaines autres.
Bagdad annonce des ralliements
Cependant, à Bagdad, un communiqué de l'état-major irakien annonce un certain nombre de ralliements dans la province nord du Kurdistan. Selon ce communiqué, 900 habitants du village d'Okayan, dans la circonscription de Rawandouz, auraient fait acte de loyalisme aux autorités irakiennes. 20 déserteurs des forces armées irakiennes, « mettant à profit les deux derniers jours avant l'expiration du délai pendant lequel l'amnistie est accordée, ont fait leur soumission », ajoute le communiqué.


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