La délégation du gouvernement yéménite quittera samedi Koweït, signant la fin de quatre mois de pourparlers de paix avec les rebelles houthis, a annoncé son porte-parole.
"Aujourd'hui, nous avons quelques réunions et la délégation quittera (Koweït) samedi", a indiqué vendredi à l'AFP Mohammad al-Emrani. "Il ne peut y avoir plus de discussions après ce nouveau coup", a-t-il ajouté, en référence à l'annonce jeudi par les rebelles et leurs alliés du parti du Congrès populaire général (CPG) de l'ex-président Ali Abdallah Saleh de la création d'un "Conseil supérieur" pour gouverner le Yémen en guerre.
Ce pays est plongé dans le chaos depuis l'entrée en septembre 2014 dans la capitale Sanaa des houthis qui, outre la capitale, contrôlent une bonne partie du nord malgré l'intervention militaire en mars 2015 d'une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite pour les repousser.
Des discussions de paix sous l'égide de l'Onu avaient été lancées en avril après la signature d'un cessez-le-feu. Le principal obstacle portait sur la formation d'un gouvernement à Sanaa.
"Il doit être dit clairement que ce sont les rebelles qui ont fait échouer les discussions de paix. Ils ont montré qu'ils n'avaient jamais pris au sérieux l'idée d'un règlement pacifique", a déploré M. Emrani,
"Nous avons participé et fait preuve de patience pour le bien de notre peuple et nous mettons fin aux négociations dans son intérêt", a écrit sur Twitter Abdallah al-Olaimi, le N.2 du cabinet du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, qui avait annoncé jeudi la fin des négociations avec les rebelles.
Le médiateur de l'Onu, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, avait estimé jeudi que la décision des rebelles de créer un "Conseil supérieur" "contrevenait" à leur engagement dans le processus de paix et "représentait une grave violation" de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'Onu pour la paix au Yémen.
Un porte-parole de l'Onu a toutefois indiqué que l'émissaire avait prévu de rencontrer vendredi les rebelles ainsi que des représentants de 18 pays qui soutiennent le processus de paix.
Le conflit au Yémen a fait plus de 6.400 morts depuis mars 2015 et déplacé 2,8 millions de personnes, selon l'Onu.
"Aujourd'hui, nous avons quelques réunions et la délégation quittera (Koweït) samedi", a indiqué vendredi à l'AFP Mohammad al-Emrani. "Il ne peut y avoir plus de discussions après ce nouveau coup", a-t-il ajouté, en référence à l'annonce jeudi par les rebelles et leurs alliés du parti du Congrès populaire général (CPG) de l'ex-président Ali Abdallah Saleh de la création d'un "Conseil supérieur" pour gouverner le Yémen en guerre.
Ce pays est plongé dans le chaos depuis l'entrée en septembre 2014 dans la capitale Sanaa des houthis qui, outre la capitale, contrôlent une bonne partie du nord malgré l'intervention militaire en mars 2015 d'une...


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