Les autorités turques avaient planifié un renouvellement important au sein des forces armées destiné à en éliminer les sympathisants du prédicateur Fethullah Gülen, a affirmé mercredi le ministre de l'Energie, gendre du président Recep Tayyip Erdogan.
Berat Albayrak se trouvait avec son épouse Esra et le chef de l'Etat pour des vacances familiales dans la station balnéaire de Marmaris (ouest) au moment de la tentative de coup d'Etat dans la nuit du 15 au 16 juillet qui a fait vaciller le pouvoir pendant quelques heures.
Il a laissé entendre, devant des journalistes étrangers, que des éléments de l'armée avaient ourdi ce putsch après avoir appris qu'ils étaient sur le point d'être victimes d'une purge.
Berat Albayrak, qui est marié à la fille aînée du président Erdogan, a déclaré que ce dernier avait été mis au courant par un civil et que c'était seulement plus tard que la gravité de la situation lui était apparue.
M. Albayrak a révélé que le Conseil militaire suprême (YAS) avait l'intention de se réunir dans le courant de l'été pour expulser de l'armée tous les officiers soupçonnés d'être liés à Fethullah Gülen, le prédicateur vivant en exil aux Etats-Unis et accusé par Ankara d'être derrière le coup d'Etat, en dépit de ses démentis.
Le YAS "était sur le point de prendre des mesures importantes pour démettre les officiers et (notamment) les généraux gulénistes des forces armées", a-t-il dit.
Ces limogeages dans l'armée auraient été l'un des volets seulement d'une purge plus vaste des éléments favorables à M. Gülen qui devait également toucher la justice et d'autres institutions.
"Ces gens (des réseaux gulénistes) avaient été découverts et les listes (de noms) avaient été envoyées aux ministères concernés", a assuré le ministre de l'Energie.
"Quand ils (les rebelles militaires) ont compris que les choses allaient se passer ainsi, ils ont pris la décision finale, aux abois".
M. Albayrak a expliqué que seule une petite proportion, environ 1,5%, des forces armées avait soutenu la tentative de coup d'Etat mais que des gulénistes avaient infiltré la haute et moyenne hiérarchie militaire.
En vacances à Marmaris, "Nous avons reçu le premier coup de téléphone d'un civil de la région d'Istanbul. Vous ne pouvez pas juger rationnellement d'une situation à partir d'un seul coup de téléphone", a-t-il raconté.
Mais ensuite, le président n'a pas pu joindre son chef d'état-major Hulusi Akar - qui avait été enlevé par les mutins - ni d'autres gradés de haut rang et la gravité de la situation est apparue.
"Nous avons pu parler avec plusieurs ministres et nous avons vu que cela n'était pas une petite chose mais une tentative de putsch coordonnée", a-t-il dit.
Berat Albayrak se trouvait avec son épouse Esra et le chef de l'Etat pour des vacances familiales dans la station balnéaire de Marmaris (ouest) au moment de la tentative de coup d'Etat dans la nuit du 15 au 16 juillet qui a fait vaciller le pouvoir pendant quelques heures.Il a laissé entendre, devant des journalistes étrangers, que des éléments de l'armée avaient ourdi ce putsch après avoir appris qu'ils étaient sur le point d'être victimes d'une purge.
Berat Albayrak, qui est marié à la fille aînée du président Erdogan, a déclaré que ce dernier avait été mis...


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