La Bangladesh a publié une liste officielle de 261 disparus, comprenant des docteurs, des ingénieurs et des étudiants, craignant que certains d'entre eux n'aient été recrutés par des groupes extrémistes islamistes, alors que le pays fait face à une série d'attaques meurtrières.
Plus de deux semaines après une prise d'otage sanglante menée par des jihadistes qui a fait 20 morts dans un café-restaurant de Dacca, la police a publié sur Facebook dans la nuit de mardi à mercredi une liste de personnes disparues, en espérant obtenir des informations sur elles.
"Nous devons les trouver", a déclaré à l'AFP Mufti Mahmud Khan, un porte-parole des forces d'intervention rapide, sans préciser combien étaient suspectés d'avoir rejoint des groupes extrémistes dans le pays et à l'étranger.
Suite à la prise d'otages du 1e juillet, revendiquée par l'organisation Etat islamique (EI), le Bangladesh a lancé de vastes recherches pour retrouver les personnes signalées disparues. La police et les parents des assaillants du café-restaurant de Dacca ont indiqué qu'ils avaient également disparu dans les mois précédant l'attaque.
La Première ministre, Sheikh Hasina, a réitéré la détermination de son gouvernement à "éradiquer le fléau" de l'extrémisme. Mme Hasina, qui a longtemps nié la présence de l'EI et d'el-Qaëda dans le pays, a exhorté les villages à former des comités pour réunir des informations sur les disparus.
Sur cette liste figurent en majorité des jeunes, certains issus de familles aisées qui occupaient de bons postes, d'autres qui étudiaient à l'université. Les médias locaux indiquaient mercredi que des dizaines étaient partis au Moyen-Orient pour rejoindre l'EI.
Parmi eux, Tahmid Rahman, fils d'un ancien ministre de l'Intérieur, aperçu dans une vidéo diffusée par l'EI après l'attaque de Dacca, où il félicitait les assaillants.
Le gouvernement estime que les meurtres de quelque 80 intellectuels, blogueurs, membres de minorités religieuses et étrangers depuis trois ans ont été perpétrés par des islamistes locaux, et dément la présence de réseaux internationaux au Bangladesh malgré des revendications de l'EI ou d'une branche d'el-Qaëda pour nombre de ces assassinats.
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Le Bangladesh inquiet de la possible radicalisation de 261 personnes disparues
AFP / le 20 juillet 2016 à 16h52


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