Par la voix de son ambassadeur à Beyrouth, Ali Awad Assiri, l'Arabie saoudite a fini par répondre vigoureusement au Hezbollah qui l'accuse de bloquer la présidentielle au Liban.
« Je m'étais promis de ne pas aborder de questions politiques et encore moins le dossier de la présidentielle qui est une affaire intérieure libanaise et qui devrait le rester, mais je ne peux plus ignorer les positions adoptées ces derniers jours par les dirigeants du Hezbollah, lesquels ont accusé le royaume d'entraver l'élection d'un nouveau président », a-t-il dit dans le discours qu'il a prononcé lundi soir lors du dîner organisé en son honneur à l'hôtel Four Seasons par le Conseil libanais de l'action et de l'investissement en Arabie saoudite.
Stigmatisant le discours du Hezbollah, il a poursuivi : « Au nom de Dieu, dites-moi : ne devraient-ils pas respecter l'intelligence des Libanais ? Croient-ils que le peuple libanais n'établit pas de distinction entre la vérité et l'hypocrisie. Je m'adresse à cette partie pour lui dire : Renoncez à la supercherie et cessez de déformer la vérité. Ce dicton libanais est on ne plus pertinent : "Sous le soleil qui brille, les gens voient tout". »
M. Assiri a ensuite invité les Libanais à œuvrer pour « protéger le pays contre les développements négatifs qui émergent de partout », en faisant valoir que les fauteurs de troubles en veulent du mal à la région entière. « Pour pouvoir les affronter, il faut avoir pour armes l'unité, la sagesse, un État capable, et des institutions politiques et sécuritaires solides et homogènes », selon le diplomate qui a réaffirmé l'attachement de l'Arabie saoudite au Liban.
Ali Awad Assiri a ensuite jugé qu'il serait utile pour le Liban en cette période d'essayer de dynamiser son économie et de dissocier ce dossier de celui de la crise politique. « Il serait dommage de faire du secteur économique l'otage de la crise politique alors que les opportunités d'investissements dans la région s'accroissent », a conseillé l'ambassadeur, en estimant que le Liban peut « compenser au plan économique ce qu'il perd dans le domaine politique ».
Liban - Présidentielle
Assiri au Hezbollah : Cessez de déformer la réalité
OLJ / le 20 juillet 2016 à 01h33


On parle beaucoup , on accuse et on se prend pour cet intello de pacotille type bhl .. Mais qu'on désigne le phare Aoun comme le seul homme à pouvoir diriger ce pays, et voyons comment réagira la résistance du peuple libanais ....... Tant qu'on louvoiera à accuser et... parla...parla.....parla ....tandis que la résistance veille sur nous , pauvres libanais, on arrivera à rien et pire les plans B seront encore plus amères .
11 h 03, le 20 juillet 2016