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Économie

Première mesure du « choc Brexit » sur la zone euro

Les enquêtes de confiance publiées après le vote pro-Brexit ont été très mauvaises. Jusqu'à présent, on n'a eu aucune mesure du choc sur le continent. Les indices PMI de juillet seront le moyen de combler ce vide. De manière évidente, tout ce qui accroît le degré d'incertitude est négatif pour l'activité des entreprises. Le signe de l'impact ne fait guère de doute, mais son amplitude dépendra de trois paramètres : l'exposition de la zone euro vis-à-vis du Royaume-Uni, la situation économique au moment du choc et la durée de l'incertitude. Le R-U représente une zone d'exposition d'intensité moyenne, ni assez forte pour tout remettre en question sur le continent ni assez modeste pour qu'on l'ignore. Les échanges de biens vers le R-U représentent environ 3 % du PIB de la zone euro. Avant le vote, la zone euro était en pleine reprise, ayant bien résisté aux turbulences financières du début d'année. Sa croissance s'établissait sur une tendance comprise entre 1,5 et 2 % par an (le T2 2016 s'annonce inférieur au T1, lui-même exceptionnel). Même si des déséquilibres méritaient d'être surveillés (la dette et les banques de certains pays), la zone euro semblait en mesure d'encaisser un autre choc. Le vrai risque est la dislocation des marchés de capitaux, mais à ce jour, rien de tel ne s'est produit. L'incertitude politique ne va pas s'évaporer subitement. Même s'il ne s'effondre pas en juillet, le climat des affaires en zone euro pourrait rester sous pression pendant encore plusieurs mois.

Cet article est réalisé par Fidus

Les enquêtes de confiance publiées après le vote pro-Brexit ont été très mauvaises. Jusqu'à présent, on n'a eu aucune mesure du choc sur le continent. Les indices PMI de juillet seront le moyen de combler ce vide. De manière évidente, tout ce qui accroît le degré d'incertitude est négatif pour l'activité des entreprises. Le signe de l'impact ne fait guère de doute, mais son amplitude dépendra de trois paramètres : l'exposition de la zone euro vis-à-vis du Royaume-Uni, la situation économique au moment du choc et la durée de l'incertitude. Le R-U représente une zone d'exposition d'intensité moyenne, ni assez forte pour tout remettre en question sur le continent ni assez modeste pour qu'on l'ignore. Les échanges de biens vers le R-U représentent environ 3 % du PIB de la zone euro. Avant le vote, la zone euro...
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