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Moyen Orient et Monde - Élections Américaines

À Cleveland, le show Trump est lancé

Hillary Clinton a abordé la question des tensions raciales et les drames récents.

Le rabbin Ari Wolf fait un discours à l’ouverture de la convention républicaine le 18 juillet 2016 à Cleveland, Ohio. Robyn Beck/AFP

Décor rouge, blanc et bleu, gigantesque bandeau défilant alimenté par des tweets à la gloire du parti et du magnat de l'immobilier : près de 2 500 délégués venus de 50 États se sont rassemblés dans la Quicken Loans Arena de l'équipe de NBA des Cavaliers de Cleveland.
L'homme d'affaires de 70 ans, qui a créé la surprise en écartant un à un tous ses rivaux républicains durant la campagne des primaires, est attendu dans la soirée dans la vaste enceinte où son épouse Melania, un ancien mannequin d'origine slovène de 24 ans sa cadette, prononcera un discours. Cette grand-messe républicaine de quatre jours, placée sous haute surveillance policière après les derniers événements, sera rythmée par une série de manifestations anti-Trump.
À l'ouverture des débats, le président du parti Reince Priebus a proposé une minute de silence en l'honneur des policiers abattus « à Baton Rouge, à Dallas et ailleurs ».
Le thème politique du jour à la convention est la sécurité, aux États-Unis et à l'étranger. Le fonds de commerce du candidat populiste. « Nous avons besoin de poigne, a dit Donald Trump, hier, dans une interview sur Fox News. Nous avons besoin de quelqu'un capable d'emmener le pays. »
Faisant mine, dans une formulation alambiquée, d'analyser le « langage corporel » de Barack Obama, il a affirmé qu'il « se passait quelque chose » chez ce dernier lorsqu'il est question des relations entre Noirs et policiers. Le monde conservateur s'érige en défenseur des forces de l'ordre, impliquées dans la mort de Noirs, mais aussi ciblées par des tireurs ces dernières semaines.

Clinton à Cincinnati
Tonalité très différente, au même moment, à Cincinnati, à quelque 400 km au sud-ouest de Cleveland, où Hillary Clinton, candidate démocrate à la Maison-Blanche, abordait la question des tensions raciales aux États-Unis et les drames récents. « Nous avons devant nous un travail difficile, douloureux, mais essentiel pour réparer les liens entre nos communautés et notre police », a-t-elle lancé.
Dénonçant devant la NAACP, plus grande organisation de défense des Noirs américains, l'attitude de Trump face aux Mexicains, aux musulmans ou encore aux femmes, Mme Clinton a jugé que ce dernier ne pouvait devenir président des États-Unis.
Après une campagne des primaires où Donald Trump l'a emporté sur 16 candidats à force de déclarations fracassantes souvent controversées, l'heure est en tout cas à l'unité, même contrainte et forcée, d'un parti traumatisé. « Impatients de rassembler notre parti et de lui donner une nouvelle impulsion », a lancé sur Twitter Paul Manafort, directeur de campagne de Donald Trump, à l'ouverture des débats. À l'heure du rassemblement, la liste des absents est cependant impressionnante. Parmi les grands noms du parti qui ne participeront pas à la convention figurent les anciens présidents Bush et les anciens candidats à la présidence John McCain et Mitt Romney, hérissés par la personnalité de M. Trump.
Mais le speaker de la Chambre Paul Ryan y prendra la parole. Sera également présent le très conservateur Mike Pence, fraîchement nommé colistier par l'homme d'affaires. Les têtes d'affiche étant peu nombreuses, l'attention se portera principalement sur sa famille. Outre sa femme, quatre de ses cinq enfants (Ivanka, Tiffany, Eric, Donald Jr) monteront à la tribune d'ici à jeudi.
Le but de la convention est d'aider les Américains à mieux comprendre Donald Trump l'homme, a expliqué Paul Manafort : « Son histoire personnelle mérite d'être racontée. » Son discours d'acceptation de la nomination républicaine est aussi prévu ce jeudi, mais le milliardaire républicain, devancé dans les sondages par Hillary Clinton, pourrait faire des apparitions tout au long de la semaine.
(Source : AFP)

Décor rouge, blanc et bleu, gigantesque bandeau défilant alimenté par des tweets à la gloire du parti et du magnat de l'immobilier : près de 2 500 délégués venus de 50 États se sont rassemblés dans la Quicken Loans Arena de l'équipe de NBA des Cavaliers de Cleveland.L'homme d'affaires de 70 ans, qui a créé la surprise en écartant un à un tous ses rivaux républicains durant la campagne des primaires, est attendu dans la soirée dans la vaste enceinte où son épouse Melania, un ancien mannequin d'origine slovène de 24 ans sa cadette, prononcera un discours. Cette grand-messe républicaine de quatre jours, placée sous haute surveillance policière après les derniers événements, sera rythmée par une série de manifestations anti-Trump.À l'ouverture des débats, le président du parti Reince Priebus a proposé une...
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