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Économie - Conjoncture

La croissance chinoise est meilleure que prévu mais ne convainc pas

La croissance de l’investissement des entreprises privées, qui assurent plus de 60 % de l’investissement global, est tombée à 9 % au premier...

Le produit intérieur brut (PIB) chinois a progressé de 6,7 % sur un an au deuxième trimestre, un résultat équivalent à celui du premier et légèrement supérieur aux attentes, a annoncé hier le Bureau national des statistiques.
Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une croissance de 6,6 %, ce qui aurait été la performance la plus faible depuis le début de la crise financière mondiale.
L'économie chinoise reste sous pression, mais la croissance enregistrée au premier semestre est une bonne base pour atteindre l'objectif fixé pour 2016, estime le Bureau national des statistiques. Les observateurs s'attendent toutefois à de nouvelles mesures de relance dans les mois à venir en raison de la faiblesse des investissements privés. En effet, ceux-ci laissent planer le risque d'un nouveau ralentissement de la croissance dans les mois qui viennent.
La croissance de l'investissement des entreprises privées, qui assurent plus de 60 % de l'investissement global, est tombée à 9 % au premier semestre, le chiffre le plus bas enregistré depuis mars 2000, signe que les entreprises retardent leurs projets face à la faiblesse de la croissance mondiale et des exportations. « Si on observe une nette hausse des ventes au détail, le ralentissement des investissements en actifs fixes est préoccupant. Au vu de la baisse de la croissance des investissements en actifs fixes, j'ai tendance à maintenir ma prévision d'un ralentissement de la croissance sur l'ensemble de l'année », a commenté Tim Condon, chef économiste Asie d'ING à Singapour.
L'investissement immobilier, qui a soutenu l'activité de la deuxième économie mondiale ces derniers mois, montre lui aussi des signes de ralentissement, sa croissance ayant diminué en juin pour le deuxième mois d'affilée.
Avec 6,2 % en juin sur une base annuelle, la hausse de la production industrielle a en revanche été supérieure aux attentes, tout comme celle des ventes de détail, qui gagnent 10,6 %, alors que les analystes tablaient sur 10 %. La bonne tenue de la consommation et du secteur des services reste donc un point fort de l'économie et récompense les efforts entrepris par Pékin pour rééquilibrer l'économie en réduisant sa dépendance à l'investissement et aux exportations.
La consommation finale a ainsi contribué à la croissance à hauteur de 73,4 % au premier semestre, contre 66,4 % un an plus tôt. « La structure de l'économie continue de s'améliorer, la part du secteur des services continue d'augmenter. Cette tendance devrait se maintenir », estime Wendy Chen, de Nomura.
En 2015, la croissance du PIB chinois a été de 6,9 %, ce qui représente le plus mauvais résultat depuis 25 ans.

(Source : Reuters)

Le produit intérieur brut (PIB) chinois a progressé de 6,7 % sur un an au deuxième trimestre, un résultat équivalent à celui du premier et légèrement supérieur aux attentes, a annoncé hier le Bureau national des statistiques.Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une croissance de 6,6 %, ce qui aurait été la performance la plus faible depuis le début de la crise financière mondiale.L'économie chinoise reste sous pression, mais la croissance enregistrée au premier semestre est une bonne base pour atteindre l'objectif fixé pour 2016, estime le Bureau national des statistiques. Les observateurs s'attendent toutefois à de nouvelles mesures de relance dans les mois à venir en raison de la faiblesse des investissements privés. En effet, ceux-ci laissent planer le risque d'un nouveau ralentissement de la...
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