Selon S&P, « une croissance résolument médiocre – ici comme à l’étranger – et des conditions financières globales plus tendues dans un...
La Réserve fédérale (Fed) va attendre au moins jusqu'en décembre avant de relever ses taux d'intérêt, estime l'agence de notation S&P qui a abaissé sa prévision de croissance de l'économie américaine après le Brexit.
Les répercussions du vote britannique sur une sortie de l'UE « vont certainement mettre un frein au produit intérieur brut des États-Unis » mais « les dommages ne seront sévères que si la fièvre de la sortie se répand à d'autres pays », a affirmé Standard and Poor's hier dans une note.
L'agence de notation prévoit que la croissance américaine atteindra 2 % en 2016 au lieu des 2,3 % qu'elle projetait en mars, et 2,4 % en 2017 contre 2,5 % précédemment estimé. Elle estime que les risques de récession aux États-Unis ont augmenté, entre 20 % et 25 % contre 15 % à 20 % en mars.
Si l'impact du Brexit va se faire sentir à travers les échanges commerciaux, la chute de la livre rendant les exportations américaines plus chères, il est relativement limité car le Royaume Uni n'est que le 7e partenaire commercial des États-Unis.
Pour S&P, la conséquence la plus tangible se verra sur la politique monétaire de la Banque centrale américaine. « Nous pensons que les turbulences liées au Brexit vont sans doute obliger la Fed à garder la pause plus longtemps qu'elle ne le pensait », probablement jusqu'en décembre, assure l'agence, alors que les marchés intègrent, dans le prix des instruments financiers à terme, une hausse des taux seulement en 2017.
« Une croissance résolument médiocre – ici comme à l'étranger – et des conditions financières globales plus tendues dans un environnement rendu plus incertain avec le Brexit conduisent la Fed a être attentiste », conclut S&P.
(Source : AFP)

