Les ministres italiens ont averti samedi que l'Union européenne devra repenser sa politique, sans quoi elle risquerait un effondrement, après que les Britanniques ont voté pour en sortir.
"L'impensable est en train de se produire", a déclaré le ministre des Finances Pier Carlo Padoan dans le Corriere della Sera. "Une double réaction s'est déclenchée : une financière et une politique. La financière, pour l'instant, est limitée, mais je suis plus inquiet en ce qui concerne la politique", a-t-il ajouté.
"Il y a plusieurs facteurs qui peuvent conduire à plusieurs scénarios, dont celui d'un pas supplémentaire vers la désintégration" de l'UE, s'inquiète-t-il.
Selon lui, les dirigeants de l'UE doivent comprendre qu'il ne peut plus y avoir de statu quo sur des sujets tels que l'emploi, la croissance ou l'immigration.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni considère qu'il serait naïf de sous-estimer le sens du vote britannique ou le risque de l'émergence d'un sentiment europhobe sur le continent. "Le Royaume-Uni n'était pas seulement un membre parmi 28, il avait un poids considérable grâce à ses marchés financiers et son influence internationale", estime le ministre dans le quotidien Il Messaggero.
"Le risque (de contagion politique) est tel que nous devons envoyer un message clair, (celui de) refonder le projet européen", poursuit M. Gentiloni.
M. Padoan, lui, envisage d'en finir avec la politique de rigueur budgétaire imposée par Bruxelles, qui selon Rome contribue à envenimer les crises actuelles.
"Nous devons changer nos priorités et voir si le Conseil européen (la semaine prochaine) envoie un signal fort en ce sens. Nous avons mis depuis des mois sur la table des propositions en faveur des véritables priorités que sont l'emploi, la croissance et l'égalité", ajoute le ministre.
"L'Europe ne peut pas se préoccuper que des banques. Nous devons aussi penser aux citoyens", insiste-t-il.
"L'impensable est en train de se produire", a déclaré le ministre des Finances Pier Carlo Padoan dans le Corriere della Sera. "Une double réaction s'est déclenchée : une financière et une politique. La financière, pour l'instant, est limitée, mais je suis plus inquiet en ce qui concerne la politique", a-t-il ajouté."Il y a plusieurs facteurs qui peuvent conduire à plusieurs scénarios, dont celui d'un pas supplémentaire vers la désintégration" de l'UE, s'inquiète-t-il.Selon lui, les dirigeants de l'UE doivent comprendre qu'il ne peut plus y avoir de statu quo sur des sujets tels que l'emploi, la croissance ou l'immigration.
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