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Turquie: le Brexit, un tournant qui pourrait entraîner d'autres désertions, pour Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé que le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne marquait "le début d'une nouvelle ère" et que l'UE pourrait être confrontée à d'autres désertions d'Etats membres si elle ne se réformait pas.

"Je vois cette décision prise par le peuple britannique comme le début d'une nouvelle ère pour le Royaume-Uni et l'EU", a dit M. Erdogan tard vendredi lors de la rupture du jeûne du ramadan, dans sa première réaction à l'annonce choc du Brexit.
"Comme le reste de la planète, nous nous attendions à un oui au référendum mais voilà ce qui s'est passé", a dit le président au sujet de la victoire au Royaume-Uni des tenants d'une sortie de Londres de l'UE.
"Le problème aujourd'hui n'est pas la Turquie, mais l'UE elle-même", a ajouté M. Erdogan dont le pays mène depuis des années de laborieuses négociations d'adhésion avec le bloc européen.

Le départ d'autres Etats membres rique d'être "inévitable" si l'UE ne revoit pas sa politique migratoire, qui provoque selon lui une montée du racisme et de l'islamophobie en Europe, a poursuivi M. Erdogan.
"La Turquie prendra naturellement sa place au sein de l'Union si l'UE se remet avec sincérité en question et fait ce qu'il faut rapidement", a-t-il dit. "Si cela ne se produit pas ", l'UE "fera inévitablement face à de nouvelles séparations sous peu", a averti le président turc.

La Turquie a déposé sa candidature en 1987 à l'entrée dans l'UE et négocie péniblement depuis 2005 une adhésion reçue sans entrain par des pays clés de l'Union.

Le jour même du référendum britannique, M. Erdogan avait lancé l'idée d'une consultation des Turcs sur l'opportunité de poursuivre le processus d'adhésion à l'Union européenne, exprimant de nouveau sa frustration et qualifiant le bloc d'"islamophobe".
Il a accusé l'UE majoritairement chrétienne de ne pas vouloir de la Turquie car elle est "un pays à majorité musulmane".
Il s'en est de nouveau pris vendredi soir au Premier ministre David Cameron qui avait déclaré que l'adhésion d'Ankara pourrait même ne pas se concrétiser "avant l'an 3000", alors que les pro-Brexit agitaient lors de la campagne du référendum l'épouvantail d'une vague d'immigration de Turcs.
"Pourquoi a-t-il dit cela ?" a lancé M. Erdogan au sujet de ces propos ayant beaucoup heurté Ankara.
"Et que se passe-t-il maintenant? Regarde, tu n'as même pas pu tenir trois jours !", a-t-il lancé à l'intention de M. Cameron qui a annoncé sa prochaine démission.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé que le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne marquait "le début d'une nouvelle ère" et que l'UE pourrait être confrontée à d'autres désertions d'Etats membres si elle ne se réformait pas.
"Je vois cette décision prise par le peuple britannique comme le début d'une nouvelle ère pour le Royaume-Uni et l'EU", a dit M. Erdogan tard vendredi lors de la rupture du jeûne du ramadan, dans sa première réaction à l'annonce choc du Brexit."Comme le reste de la planète, nous nous attendions à un oui au référendum mais voilà ce qui s'est passé", a dit le président au sujet de la victoire au Royaume-Uni des tenants d'une sortie de Londres de l'UE."Le problème aujourd'hui n'est pas la Turquie, mais l'UE elle-même", a ajouté M. Erdogan dont le pays mène depuis des...