Human Rights Watch (HRW) a appelé jeudi l'Egypte à libérer quatre jeunes détenus pour s'être moqués des autorités dans une vidéo satirique diffusée sur les réseaux sociaux, dénonçant une "violation de la liberté d'expression".
Les ONG de défense des droits de l'Homme accusent régulièrement le président Abdel Fattah al-Sissi de diriger un régime ultra-autoritaire et répressif depuis qu'il a destitué en 2013 son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi.
Les quatre jeunes arrêtés début mai font partie d'un groupe se faisant appeler Street Children (Enfants des rues) qui diffuse régulièrement des vidéos satiriques, raillant les décisions du gouvernement et l'accusant d'"emprisonner la jeunesse".
"Une semaine avant leur interpellation, Street Children avait diffusé la vidéo d'une chanson satirique se moquant du président Abdel Fattah al-Sissi et l'appelant à démissionner", souligne HRW dans un communiqué.
Dans cette vidéo, le groupe se moquait de la rétrocession à l'Arabie saoudite de deux îles de la mer Rouge, un sujet qui avait provoqué un tollé en Egypte au moment de son annonce en avril.
Mohamed Adel, Mohamed Gabr, Mohamed al-Dessouki et Mohamed Yehya sont accusés d'avoir "fait la promotion d'idées appelant à des actes terroristes à travers une vidéo sur les réseaux sociaux et YouTube", mais aussi "d'incitation au renversement du régime" et de "diffusion de fausses informations pour troubler l'ordre public", avait indiqué à l'AFP leur avocat Mahmoud Othman.
Ils sont également soupçonnés "d'incitation à participer à des manifestations troublant l'ordre public" et d'avoir "incité à des attroupements et des actions hostiles envers les institutions de l'Etat", selon l'avocat.
"L'enquête semble porter uniquement sur leurs vidéos satiriques et constitue une violation du droit à la liberté d'expression", estime HRW.
L'ONG internationale basée à New York réclame la libération des quatre jeunes et l'abandon de l'enquête qui vise les six membres du groupe.
"Quand des jeunes sont détenus pour des vidéos satiriques, cela signifie que l'Egypte sous Sissi est en train de perdre son légendaire sens de l'humour", déplore HRW.
Les ONG de défense des droits de l'Homme accusent régulièrement le président Abdel Fattah al-Sissi de diriger un régime ultra-autoritaire et répressif depuis qu'il a destitué en 2013 son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi.
Les quatre jeunes arrêtés début mai font partie d'un groupe se faisant appeler Street Children (Enfants des rues) qui diffuse régulièrement des vidéos satiriques, raillant les décisions du gouvernement et l'accusant d'"emprisonner la jeunesse"."Une semaine avant leur interpellation, Street Children avait diffusé la vidéo d'une chanson satirique se moquant du...

