La Turquie a confirmé jeudi l'ouverture le 30 juin d'un nouveau chapitre des négociations d'adhésion à l'Union européenne (UE) à l'occasion de laquelle elle souhaite voir le bloc européen "tenir ses promesses" sur une exemption de visa pour ses citoyens.
Le chef de la diplomatie Mevlut Cavusoglu a indiqué à la presse qu'il se rendrait à Bruxelles pour marquer l'occasion, accompagné de ses collègues aux Affaires européennes, Omer Celik, et à la Justice, Bekir Bozdag, afin d'y rencontrer le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans.
"Nous allons nous rendre à Bruxelles pour l'ouverture de ce chapitre et discuter aussi de l'impasse concernant le dossier sur l'exemption de visa" pour les Turcs dans l'espace Schengen, a-t-il dit.
La question de l'adhésion de la Turquie à l'UE a été l'un des principaux épouvantails agités par les partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union dans la campagne pour le référendum de jeudi.
Le chapitre 33 porte sur les questions budgétaires et financières.
Les négociations en vue d'une adhésion de la Turquie à l'UE, ouvertes en 2005, ont piétiné pendant des années. Mais elles ont été relancées à la faveur d'un accord signé en mars entre Ankara et Bruxelles pour tenter d'endiguer l'afflux des migrants vers le continent européen.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a cependant menacé de dénoncer cet accord s'il n'obtient pas la suppression des visas pour les courts séjours de ressortissants turcs dans l'UE, prévue sous certaines conditions.
Mercredi soir, excédé par la lenteur du processus européen en général, l'homme fort de Turquie a évoqué haut et fort la possibilité que son pays organise un référendum sur l'opportunité de poursuivre ou non le processus d'adhésion à l'UE.
"Nous voulons continuer les discussions sur l'exemption de visa mais l'UE doit pour sa part tenir ses promesses", a estimé pour sa part le ministre turc des Affaires étrangères. Il a ajouté que "dans les conditions actuelles", la Turquie confrontée à une violente recrudescence du conflit kurde, ne peut se permettre de réviser sa législation antiterroriste, jugée trop large, comme le demandent les Européens.
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La Turquie confirme des discussions sur un nouveau chapitre d'adhésion à l'UE
AFP / le 23 juin 2016 à 16h34


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