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Liban - Partis

Le feuilleton Kataëb se déplace à Bkerké

Sejaan Azzi et Salim Sayegh ont été reçus – séparément – par Béchara Raï.

Sejaan Azzi chez le patriarche Raï. Photo Ani.

Le feuilleton entamé jeudi dernier par la démission des ministres du parti Kataëb du gouvernement et qui s'est, en principe, achevé lundi suite à la décision prise par le parti de radier le ministre du Travail récalcitrant, Sejaan Azzi, qui refuse de se retirer du cabinet, s'est déplacé hier au siège patriarcal maronite de Bkerké, où les protagonistes ont été reçus – séparément – par le patriarche Béchara Raï.
Mgr Raï a d'abord reçu M. Azzi, qui l'a informé des derniers développements se rattachant à la démission des Kataëb. Au terme de sa visite, le ministre a affirmé à la presse avoir assuré au patriarche qu'il s'était « conformé à la décision de démission prise par le parti, qui avait été assortie d'une décision de continuer à expédier les affaires courantes ». Il a ajouté qu'en dépit de cet engagement, il a été « surpris » de se voir définitivement radié par les Kataëb, soulignant toutefois que cela n'a pas altéré son « sentiment d'appartenance spirituelle à l'école des Kataëb fondée par Pierre Gemayel, pour laquelle s'est sacrifié (l'ancien président) Bachir Gemayel ». M. Azzi a enfin déclaré que sa présence au gouvernement constitue un élément de « représentation chrétienne et plus particulièrement maronite auprès de ce qui reste de la légalité ».
Interrogé par L'Orient-Le Jour, M. Azzi a souligné que Mgr Raï « ne veut pas s'immiscer dans les affaires internes du parti » et que lui-même ne se permettrait pas de « l'y impliquer ». M. Azzi a toutefois affirmé que « le patriarche semble s'opposer au principe même de démission, notamment en cette période de vacance institutionnelle ».
En réponse à la question de savoir s'il compte expédier les affaires courantes ou s'il va remplir pleinement ses fonctions de ministre, M. Azzi a assuré que ne faisant plus partie des Kataëb, il a décidé de remplir les fonctions d' « un ministre titulaire », tout en écartant la possibilité de participer aujourd'hui à la réunion du Conseil des ministres.
Sur un tout autre plan, le ministre du Travail a indiqué qu'il a discuté avec le patriarche maronite de l'action de son ministère dans la lutte contre l'implantation des déplacés syriens, à la veille du voyage de Mgr Béchara Raï pour les États-Unis.

Sayegh
Ce fut ensuite au tour du vice-président des Kataëb, Salim Sayegh, de se rendre à Bkerké pour évoquer avec Mgr Raï la question de la démission du parti du cabinet. « Je suis venu exposer au patriarche toutes les raisons qui nous ont poussés à sortir du gouvernement. Nous avons rompu tous nos liens politiques et administratifs » avec le cabinet, a expliqué M. Sayegh.
« Notre retrait est le fruit d'une décision unilatérale non soumise à une acceptation ou à un refus, sachant que selon les règles constitutionnelles, seul le président de la République a le pouvoir de recevoir une lettre de démission ». Il répliquait ainsi à la position du Premier ministre, Tammam Salam, qui a considéré que sans un texte écrit, la démission était assimilable à une simple absence des ministres Kataëb.
Autour du même sujet, il a insisté sur le fait que « toutes les parties politiques, qu'elles soient ou non représentées au sein du gouvernement, doivent savoir que désormais une composante chrétienne essentielle ne fait plus partie du cabinet », invitant celui-ci à démissionner et annonçant que son parti ferait face à l'exécutif en place jusqu'à l'avènement d'un chef de l'État.
Les Kataëb mènent « trois batailles ouvertes, celles des barrages de Janné et de Hammana, et celle des déchets », a-t-il par ailleurs lancé.
Lors d'un entretien à la radio al-Fajr, Fady Habre, député Kataëb de Aley, a expliqué les raisons de la radiation de M. Azzi, soulignant que « les ministres, les députés et tous les membres du bureau politique doivent être responsables vis-à-vis des décisions du parti ». Le député a sur ce point jugé « naturel » que les opinions soient variées, tout en insistant sur l'importance que « la décision soit une ».

Le feuilleton entamé jeudi dernier par la démission des ministres du parti Kataëb du gouvernement et qui s'est, en principe, achevé lundi suite à la décision prise par le parti de radier le ministre du Travail récalcitrant, Sejaan Azzi, qui refuse de se retirer du cabinet, s'est déplacé hier au siège patriarcal maronite de Bkerké, où les protagonistes ont été reçus – séparément – par le patriarche Béchara Raï.Mgr Raï a d'abord reçu M. Azzi, qui l'a informé des derniers développements se rattachant à la démission des Kataëb. Au terme de sa visite, le ministre a affirmé à la presse avoir assuré au patriarche qu'il s'était « conformé à la décision de démission prise par le parti, qui avait été assortie d'une décision de continuer à expédier les affaires courantes ». Il a ajouté qu'en dépit de...
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