Une ONG bahreïnie a appelé mardi les autorités de Manama à cesser d'user de la déchéance de nationalité pour "punir les dissidents politiques", une pratique qui a frappé, selon elle, 261 Bahreïnis depuis la repression en 2011 d'un mouvement de contestation.
Dans un communiqué, Bahrain Center for Human Rights (BCHR) qualifie d'"arbitraire" la décision du gouvernement lundi de retirer sa nationalité à cheikh Issa Qassem, plus haut dignitaire chiite du petit royaume du Golfe et critique du pouvoir sunnite.
Cette mesure "est un autre coup porté à la liberté d'expression à Bahreïn. Elle intervient dans le cadre d'une répression croissante des libertés", ajoute l'ONG, proche de l'opposition, accusant les autorités de chercher à "faire taire toutes les formes de critiques" dans le pays.
Bahreïn est le théâtre de troubles sporadiques depuis la répression d'un mouvement de contestation lancé en février 2011 dans la foulée du Printemps arabe, et animé par la majorité chiite qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle dans le pays dirigé par une dynastie sunnite.
La justice a, depuis, rendu plusieurs jugements retirant leur nationalité à des Bahreïnis souvent reconnus coupables de violences, que les autorités attribuent régulièrement à des "terroristes" bénéficiant selon elles de la "complicité" de l'Iran.
Au moins 261 Bahreïnis se sont vus retirer leur nationalité depuis 2012, recense BCHR, qui appelle le gouvernement de Manama à "rétablir dans leur nationalité immédiatement et sans conditions" tous ceux frappés par cette mesure.
Les Etats-Unis ont vivement dénoncé lundi la déchéance de nationalité de cheikh Issa Qassem et à Téhéran, un haut responsable militaire iranien a estimé que cette mesure allait "enflammer la région".
Le ministère de l'Intérieur a accusé le cheikh de servir "des intérêts étrangers", alors que Bahreïn accuse l'Iran chiite, qui dément, de s'ingérer dans ses affaires et d'entretenir la violence dans le pays. La décision a entraîné des protestations dans le village du cheikh Issa Qassem.
Dans un communiqué, Bahrain Center for Human Rights (BCHR) qualifie d'"arbitraire" la décision du gouvernement lundi de retirer sa nationalité à cheikh Issa Qassem, plus haut dignitaire chiite du petit royaume du Golfe et critique du pouvoir sunnite.Cette mesure "est un autre coup porté à la liberté d'expression à Bahreïn. Elle intervient dans le cadre d'une répression croissante des libertés", ajoute l'ONG, proche de l'opposition, accusant les autorités de chercher à "faire taire toutes les formes de critiques" dans le pays.
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