La justice allemande a annoncé lundi avoir ouvert une enquête visant l’ex-président du directoire de Volkswagen, Martin Winterkorn, et un autre...
La justice allemande a indiqué lundi avoir étendu ses investigations dans l'affaire des moteurs diesel truqués par Volkswagen au soupçon de manipulation de cours, qui porte en particulier sur Martin Winterkorn, l'ancien patron du groupe automobile.
Le parquet de Brunswick (Nord) a ouvert une enquête pour manipulation de cours dans le cadre de ses investigations « dans l'affaire des émissions de Volkswagen » après une plainte du Bafin, le gendarme allemand des marchés financiers, selon un communiqué. Le « soupçon initial porte sur deux anciens membres du directoire du groupe VW », dont M. Winterkorn, précise-t-il. La deuxième personne, dont le parquet tait le nom, n'est « pas l'actuel président du conseil de surveillance de Volkswagen », Hans Dieter Pötsch, qui était encore directeur financier du géant européen de l'automobile au moment de l'éclatement du scandale du diesel en septembre dernier.
Ces informations « n'apportent aucun élément nouveau ou plus exactement aucune découverte concernant un éventuel manquement aggravé au devoir de la part » de l'un des deux responsables cités, a pour sa part réagi Volkswagen dans un communiqué. Le géant européen de l'automobile s'apprête à affronter lors de son assemblée générale mercredi un flot de questions et de reproches de la part de ses petits actionnaires, très remontés par la tricherie sur les moteurs diesel.
La justice s'interroge toutefois sur le moment choisi par le groupe aux douze marques (Volkswagen, Audi, Porsche, Skoda, etc.) pour informer les investisseurs des conséquences financières du scandale via un communiqué boursier. Le groupe de Wolfsburg (Nord) avait en effet publié le 22 septembre un communiqué dans lequel il expliquait devoir passer une provision d'environ 6,5 milliards d'euros (7,36 milliards de dollars) dans ses comptes du troisième trimestre pour faire face au scandale provoqué par sa tricherie sur les véhicules diesel. Une provision qui sera par la suite gonflée à 16,2 milliards d'euros (18,3 milliards de dollars) pour l'ensemble de l'exercice 2015, engendrant la première perte annuelle de Volkswagen depuis plus 20 ans. « Il existe assez d'éléments montrant que le devoir de communication sur des pertes financières importantes attendues aurait pu avoir lieu plus tôt » que le 22 septembre, écrit le parquet de Brunswick.
(Source : AFP)


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