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France/loi travail : le gouvernement hostile à une marche des manifestants dans Paris

Les syndicats et le gouvernement français ont engagé un bras de fer lundi sur les modalités d'une nouvelle manifestation contre une réforme sociale prévue jeudi à Paris, les premiers souhaitant défiler à travers la ville, contre l'avis des autorités.

Après les violences survenues lors du dernier défilé dans la capitale, le 14 juin, "le renouvellement à l'identique d'une manifestation itinérante le 23 juin n'apparaît pas envisageable", a estimé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve en réponse à la demande des syndicats.

Pour "garantir la liberté d'expression" tout en préservant "l'ordre public", le ministre propose aux organisateurs de s'en tenir à "un rassemblement statique", qui selon la préfecture de police "permet de mieux encadrer et mieux sécuriser la manifestation".

La réponse ne s'est pas fait attendre: les syndicats ont annoncé qu'ils maintenaient leur demande de parcours.
"Nous avons pris la précaution de faire un parcours court permettant d'assurer la plus grande sécurité possible. On a tenu compte des conditions de sécurité, on a essayé d'éviter les grands magasins, etc.", a expliqué Pascal Joly, secrétaire général de l'Union régionale CGT, premier syndicat français.

Depuis le début de la contestation contre cette réforme gouvernementale du code du travail, début mars, de nombreuses manifestations ont été émaillées de violences à Paris mais aussi dans plusieurs villes du pays. Plus de 1.700 personnes ont été interpellées et 554 policiers ont été blessés, selon le ministère de l'Intérieur.

La violence est encore montée d'un cran dans la capitale le 14 juin, avec notamment des dégradations de la façade d'un hôpital pour enfants.
Le président François Hollande avait alors menacé d'interdire ces manifestations si la préservation des "biens et des personnes" ne pouvait être "garantie". Et le Premier ministre Manuel Valls avait mis en cause la CGT, critiquant son attitude "ambiguë" vis-à-vis des casseurs.
Ces propos ont déclenché un tollé chez les syndicats et une partie de la gauche. En revanche, le gouvernement a reçu le soutien de l'opposition de droite, dont plusieurs membres ont demandé l'interdiction de toute manifestation.

Les syndicats et le gouvernement français ont engagé un bras de fer lundi sur les modalités d'une nouvelle manifestation contre une réforme sociale prévue jeudi à Paris, les premiers souhaitant défiler à travers la ville, contre l'avis des autorités.Après les violences survenues lors du dernier défilé dans la capitale, le 14 juin, "le renouvellement à l'identique d'une manifestation itinérante le 23 juin n'apparaît pas envisageable", a estimé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve en réponse à la demande des syndicats.Pour "garantir la liberté d'expression" tout en préservant "l'ordre public", le ministre propose aux organisateurs de s'en tenir à "un rassemblement statique", qui selon la préfecture de police "permet de mieux encadrer et mieux sécuriser la manifestation".La réponse ne s'est pas fait...