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Dernières Infos - Liban

Affaire Abra : les parents des soldats tués manifestent devant le Tribunal militaire

Les parents des soldats de l'armée tombés lors de la bataille de Abra (juin 2013) ont observé lundi un sit-in devant le siège du Tribunal militaire en guise de solidarité avec la troupe. Ils rejettent "les décisions prises par le tribunal à l'encontre des accusés ainsi que le compromis au détriment du sang des martyrs de l'armée". 

Ziad Bitar, l'avocat des familles, avait dénoncé mercredi dernier les jugements prononcés par le Tribunal militaire dans ce dossier. Il avait estimé que ces verdicts ont été taillés sur mesure en fonction des interventions des chefs politiques, et en dépit des preuves de l'implication des accusés dans l'aide et la dissimulation des assassins présumés des soldats.

Cette réaction était intervenue une semaine après que le terroriste présumé Naïm Abbas, l'un des cerveaux de plusieurs attentats à la voiture piégée, ait été acquitté par le Tribunal militaire dans l'affaire des affrontements de Abra. Le tribunal militaire permanent, présidé par le général Khalil Ibrahim, avait en outre condamné 54 détenus à des peines allant de deux à dix ans d'emprisonnement.

L'affaire porte sur les affrontements qui avaient eu lieu en juin 2013 dans cette banlieue de la ville de Saïda, entre des islamistes menés par le cheikh salafiste Ahmad el-Assir et l'armée. Recherché depuis ces affrontements, le cheikh Assir a été arrêté en août 2015 à l'aéroport de Beyrouth. Il s'apprêtait à prendre l'avion. La peine de mort avait été requise en février 2014 contre lui par le parquet militaire. Son nom, ainsi que celui de l'ex-chanteur devenu islamiste radical Fadl Chaker, ne figurent pas parmi les 54 détenus condamnés.

Les parents des soldats de l'armée tombés lors de la bataille de Abra (juin 2013) ont observé lundi un sit-in devant le siège du Tribunal militaire en guise de solidarité avec la troupe. Ils rejettent "les décisions prises par le tribunal à l'encontre des accusés ainsi que le compromis au détriment du sang des martyrs de l'armée". 
Ziad Bitar, l'avocat des familles, avait dénoncé mercredi dernier les jugements prononcés par le Tribunal militaire dans ce dossier. Il avait estimé que ces verdicts ont été taillés sur mesure en fonction des interventions des chefs politiques, et en dépit des preuves de l'implication des accusés dans l'aide et la dissimulation des assassins présumés des soldats.
Cette réaction était intervenue une semaine après que le terroriste présumé Naïm Abbas, l'un des cerveaux de plusieurs...