L'une des deux précieuses boîtes noires de l'Airbus A320 d'EgyptAir, qui s'est abîmé en mer il y a près d'un mois, a été repêchée hier en Méditerranée et son examen pourrait aider à établir les causes du drame toujours inexpliqué.
L'enregistreur de voix CVR (Cockpit Voice Recorder) « a été retrouvé en morceaux », a annoncé la commission d'enquête égyptienne. Mais les équipes de recherches ont pu « récupérer la partie la plus importante de l'enregistreur, celle qui contient la mémoire de l'appareil ». Cette boîte noire, qui fonctionne comme un magnétophone, contient généralement jusqu'à deux heures de conversations : voix du commandant de bord et du copilote, communications entre le cockpit, le chef de cabine et les hôtesses/stewards, mais aussi des bruits d'ambiance dans l'avion.
La boîte noire sera livrée aux enquêteurs qui doivent « récupérer et analyser les conversations », selon la commission d'enquête égyptienne. Elle sera débarquée au port d'Alexandrie puis transférée au Caire, au siège de la commission d'enquête, épaulée par des experts français du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) et du constructeur européen Airbus. Le BEA a d'ailleurs indiqué qu'un de ses enquêteurs se rendrait, aujourd'hui, au Caire « afin d'apporter (son) expertise technique à la lecture de l'enregistreur ».
L'hypothèse d'un attentat contre l'Airbus avait d'abord été avancée par l'Égypte. Mais cette thèse a cédé progressivement du terrain au profit de celle d'un incident technique, notamment en l'absence de revendication et en raison d'alarmes signalant des défaillances déclenchées à bord peu avant la chute.
(Source : AFP)

