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Moyen Orient et Monde - Tuerie D’Orlando

Obama au chevet d’une Amérique traumatisée

À Orlando, le président américain appelle le Congrès à se montrer « à la hauteur » et à voter en faveur de textes encadrant plus strictement les ventes d'armes.

Le président et le vice-président américains, Barack Obama et Joe Biden, déposant des gerbes de fleurs au mémorial pour les victimes de la tuerie d’Orlando, où ils se sont recueillis quelques instants hier lors de leur visite dans la ville. Saul Loeb/AFP

Le président des États-Unis, Barack Obama, a rendu hommage hier à Orlando aux « innocents » morts il y a quatre jours dans une fusillade meurtrière dans une boîte de nuit gay, évoquant la douleur « indescriptible » des familles. « Ces familles font partie de la famille américaine. Nos cœurs aussi sont brisés », a lancé M. Obama. Il a en outre estimé que le débat sur les armes à feu devait « changer ». Peu après avoir rencontré les familles des victimes, M. Obama a appelé les élus du Congrès à se montrer « à la hauteur » et à voter en faveur de textes encadrant plus strictement les ventes d'armes à travers le pays.
Quatre jours après le massacre, qui a fait 49 morts et 53 blessés et a été revendiqué par le groupe État islamique, auquel le tueur avait prêté allégeance, le président américain est donc arrivé au chevet d'une population traumatisée et qui ne fait qu'entamer son deuil. M. Obama, accompagné de son vice-président Joe Biden, est ainsi allé à la rencontre des familles de victimes, mais aussi d'équipes d'urgence, médecins, infirmières ou ambulanciers « qui ont agi héroïquement ». L'attentat, le plus grave aux États-Unis depuis le 11-Septembre, a été perpétré par un Américain d'origine afghane, Omar Mateen, qui a été tué lors d'un échange de tirs avec la police.
Quelques heures avant le déplacement présidentiel, le directeur de la CIA, John Brennan, a lancé une mise en garde très claire : en dépit des efforts de la coalition internationale en Irak et Syrie, le groupe État islamique conserve ses « capacités d'attentats terroristes ». « Au fur et à la mesure que la pression augmente (...) nous pensons qu'il intensifiera sa campagne mondiale », a-t-il averti sans détour. « Nous pensons que l'EI entraîne » des auteurs potentiels d'attentats « et essaie de les déployer pour de nouvelles attaques », a-t-il encore souligné.
À Orlando et dans ses environs des veillées funèbres ont commencé mercredi, comme celle de Javier Jorge-Reyes, un vendeur de 40 ans d'origine porto-ricaine. Dans le grand stade de la ville, le Camping World Stadium, où a été installée une antenne d'assistance aux rescapés et aux proches de victimes, plusieurs dizaines de personnes sont venues chercher de l'aide pour faire face aux nombreuses démarches administratives nécessaires. Les rassemblements se sont poursuivis mercredi, comme la soirée caritative au club gay Southern Nights, destinée à lever des fonds pour le personnel du Pulse, la discothèque gay cible de l'attaque. Un message relayé quasiment au même moment en l'église Trinity Downtown, lors d'un rassemblement de prière.
Concernant l'enquête, le procureur Lee Bentley n'a pas voulu donner de précisions sur les éventuelles poursuites contre Noor, l'épouse d'Omar Mateen. Une chambre d'accusation étudie actuellement les éléments la concernant afin de déterminer s'ils sont suffisants pour l'inculper. Elle pourrait avoir été au courant des intentions de son mari, sans en informer les autorités. Le procureur a aussi prévenu qu'il ne tolérerait plus les menaces contre la communauté musulmane, qui feront l'objet de poursuites pénales.
(Source : AFP)

Le président des États-Unis, Barack Obama, a rendu hommage hier à Orlando aux « innocents » morts il y a quatre jours dans une fusillade meurtrière dans une boîte de nuit gay, évoquant la douleur « indescriptible » des familles. « Ces familles font partie de la famille américaine. Nos cœurs aussi sont brisés », a lancé M. Obama. Il a en outre estimé que le débat sur les armes à feu devait « changer ». Peu après avoir rencontré les familles des victimes, M. Obama a appelé les élus du Congrès à se montrer « à la hauteur » et à voter en faveur de textes encadrant plus strictement les ventes d'armes à travers le pays.Quatre jours après le massacre, qui a fait 49 morts et 53 blessés et a été revendiqué par le groupe État islamique, auquel le tueur avait prêté allégeance, le président...
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