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Moyen Orient et Monde - Conflit

Le peuple libyen appelé à faire front commun contre l’EI

Les forces du gouvernement d’union nationale progressent dans Syrte tenue par les jihadistes de l’EI, dans le cadre de l’offensive de reconquête de la ville. Photo prise le 12 juin. Photo AFP

Le chef du fragile gouvernement d'union nationale (GNA) en Libye a appelé, hier, ses concitoyens à soutenir l'offensive pour reprendre Syrte au groupe État islamique (EI). « Nous saluons les victoires remportées par nos fils (...) dans la bataille pour la libération de Syrte », a déclaré Fayez el-Sarraj dans une allocution télévisée. Elles « méritent d'être l'exemple d'un projet national » autour duquel les Libyens doivent « s'unir », a ajouté celui qui est le chef du gouvernement d'union nationale depuis le 30 mars.
M. Sarraj a vu sa position renforcer par les succès de l'offensive lancée le 12 mai par les différentes unités armées soutenant le GNA qui ont repris de nombreuses positions jihadistes dont le port et l'aéroport international de Syrte. Le Premier ministre est soutenu avec force par l'Onu, dont le Conseil de sécurité a voté, hier, une résolution autorisant l'opération navale européenne au large de la Libye à contrôler l'embargo sur les armes imposé par les Nations unies depuis 2011, selon des diplomates. M. Sarraj réclame depuis des semaines un assouplissement de cet embargo car, à l'heure actuelle, la plupart des armes entrant en Libye ne vont pas au gouvernement légitime mais à son rival ou à divers groupes armés et milices. L'Onu a par ailleurs décidé de prolonger le mandat de sa mission d'appui (Manul) en Libye jusqu'au 15 décembre 2016.
Ces décisions interviennent alors que les forces pro-GNA se heurtent à la résistance de l'EI dans son fief de Syrte, situé à 450 km à l'est de Tripoli. « Nos forces ont repoussé à l'aube une nouvelle attaque de l'EI qui tentait de reprendre le contrôle du port », a déclaré Reda Issa, porte-parole des forces gouvernementales. « Il y a des victimes dans nos rangs », a-t-il précisé, sans donner davantage de détails. Lundi soir, les pro-GNA avaient pris le contrôle d'un dépôt d'armes et de munitions avec un soutien aérien de l'armée.

« La nouvelle donne n'est pas favorable à Khalifa Haftar »
Pour M. Sarraj, le défi est de transformer les succès militaires des derniers jours en victoire politique. Son objectif déclaré est de faire du GNA le seul gouvernement d'une Libye unie, comme le souhaitent aussi l'Onu et la communauté internationale. Mais il se heurte jusqu'à présent au refus des autorités basées dans l'est du pays et contrôlant la Cyrénaïque, l'une des deux grandes régions peuplées du pays, de reconnaître sa légitimité et de lui céder le pouvoir. Ces autorités considèrent les forces pro-GNA comme des « milices hors-la-loi » et non comme l'une des composantes d'une armée nationale. « Nous suivons de près les combats à Syrte (...) mais chaque chose en son temps », a déclaré le colonel Ahmad el-Mesmari, un porte-parole des forces fidèles au général Khalifa Haftar, qui se veut le détenteur de l'autorité militaire dans l'Est.
Ces forces combattent depuis deux ans des groupes islamistes – dont l'EI – présents à Benghazi, la deuxième ville du pays, située à 1 000 km à l'est de Tripoli, et dans sa région. « La nouvelle donne n'est pas favorable à Khalifa Haftar », surtout si « les forces fidèles au GNA, son principal rival, réussissent à libérer Syrte de l'emprise de l'EI », souligne Mohammad Eljarh, expert libyen au Centre Rafic Hariri pour le Moyen-Orient.
(Source : AFP)

Le chef du fragile gouvernement d'union nationale (GNA) en Libye a appelé, hier, ses concitoyens à soutenir l'offensive pour reprendre Syrte au groupe État islamique (EI). « Nous saluons les victoires remportées par nos fils (...) dans la bataille pour la libération de Syrte », a déclaré Fayez el-Sarraj dans une allocution télévisée. Elles « méritent d'être l'exemple d'un projet national » autour duquel les Libyens doivent « s'unir », a ajouté celui qui est le chef du gouvernement d'union nationale depuis le 30 mars.M. Sarraj a vu sa position renforcer par les succès de l'offensive lancée le 12 mai par les différentes unités armées soutenant le GNA qui ont repris de nombreuses positions jihadistes dont le port et l'aéroport international de Syrte. Le Premier ministre est soutenu avec force par l'Onu, dont...
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