L'affaire des déchets est-elle une énigme ? Un génocide du peuple libanais ? Un crime de plus contre l'humanité ? Qui peut nous expliquer comment on en est arrivé au point de non-retour ? Je propose, alors, que la « société civile » intente une action, une plainte au Conseil de sécurité, à l'Onu et à tous les pays qui n'ont jamais connu pareille catastrophe. Combien de fois avons-nous été avertis des dangers graves qui nous guettent. Maintenant, ce sont les enfants, les nourrissons qui sont menacés de problèmes de santé très graves, dans des souffrances atroces et constantes, jusqu'à une mort certaine. Le cancer.
Aujourd'hui, il s'agit aussi d'un fléau ! Mais d'un autre genre: des maladies infectieuses et contagieuses, favorisées par une atmosphère déjà polluée, qui peuvent éliminer des populations entières. L'histoire a connu ce genre de catastrophe, plus meurtrière que les guerres.
Lorsqu'il y a un tremblement de terre quelque part sur la planète, tous les pays du monde sont mobilisés pour venir en aide aux populations en danger. Le cas libanais n'est pas moins grave et rien, hélas, ne nous laisse espérer que cette situation aura une fin, sinon, elle aurait été neutralisée avant qu'elle ne prenne cette dimension qui dépasse l'entendement. La société civile libanaise aurait dû alerter la société civile internationale du danger que le peuple libanais est en train de vivre.
Accordons nos violons! Nous serons plus efficaces. C'est ainsi que les forces du mal procèdent, avec précision et synchronisation là où qu'elles soient.
La société civile, c'est elle et elle seule qui peut nous sortir de ce pétrin. Oui au « vivre ensemble» méditerranéen de Samir Frangié, qui a fait de la sociéte civil son partenaire. Oui à « Beyrouth madinati ». Oui à la révolution blanche à la Gandhi. Oui... il faut que ça change !
La société civile ? C'est la majorité silencieuse. Il est temps, maintenant, d'entrer en action partout et dans tous les domaines. C'est-à-dire, rompre le silence.
La société civile, une présence active et constante. Elle fait partie du paysage national dont elle est responsable à partir d'aujourd'hui. Un paysage national, fait d'une diversité enrichissante qu'il faut, non seulement préserver jalousement, mais développer.
La société civile est un mouvement apolitique et libre. C'est-à-dire libérée de tout engagement pour mieux penser le bien commun.
La société civile devrait avoir un statut, comme d'autres associations afin qu'elle puisse intervenir auprès des instances internationales qui prônent la protection des populations en danger : « Document du sommet mondial de 2005, formulé par le secrétaire général de l'Onu, du rapport présenté en 2009. »
Je faisais partie d'un groupe de réflexions sur les sujets qui nous inquiètent. Ce groupe relevait d'une université prestigieuse. En 1987, il a été proposé de faire de la société civile, bien organisée, une force positive qu'on ne peut plus ignorer. C'est elle qui peut bouleverser les ordres établis, les surenchères, dénoncer la corruption, les trahisons, etc. En d'autres termes, protéger la population du mépris de ses intérêts. Mais aujourd'hui, c'est du mépris de sa survie qu'il s'agit. Et c'est autrement plus grave. « Protéger devient un instrument à part entière dans les enceintes de l'Onu. »
Je propose à Samir Frangié, avocat de profession, homme politique, de concevoir une Constitution qui fait de la société civile une association officielle et reconnue. Telles la croix rouge, Médecins sans frontières et j'en passe. C'est à travers ce statut reconnu qu'elle peut agir. La société civile existe partout dans le monde. Mais il s'agit de l'alerter et de la motiver du rôle positif qu'elle peut avoir :
Libérer le monde de la politique des deux poids et deux mesures, du rapport de force entre les grandes puissances et les moins grandes aux dépens des intérêts des populations.
En clair, c'est un problème d'éthique. Et l'éthique... ça ne s'apprend pas.
Noha M. GEMAYEL INGEA


A cœur vaillant, rien d'impossible ! Car, qui veut élever une flamme puissante pareille, commence par l’allumer avec de faibles brins de paille.
14 h 59, le 15 juin 2016