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Liban - Crise Des Déchets

Le procès contre Sukleen reporté

Le premier juge d'enquête de Beyrouth Ghassan Oueidate a poursuivi hier son enquête dans le dossier de Sukleen et d'autres compagnies, accusées de négligence et de malversations dans l'affaire de la gestion des déchets de 1997 à 2015. Le juge a décidé de reporter la séance à une date qui sera annoncée ultérieurement, à la demande de l'une des sociétés, D.G. Jones, qui dit n'avoir pas encore été notifiée officiellement de la plainte portée contre elle – et contre les autres sociétés – par les municipalités de Ammar Bekat et de Ghazalieh. La séance s'est tenue hier en présence de l'avocat du président du parti Kataëb Samy Gemayel, Georges Kehdi, et des avocats des compagnies Sukleen, Sukomi (même groupe), D.G. Jones et Lecico.
Pour sa part, au cours de cette séance, l'avocat de Sukleen et Sukomi, Hamadé Hamadé, a précisé que les deux municipalités en question n'entraient pas dans le secteur d'activité des deux compagnies.

Polémique en perspective jeudi
Par ailleurs, tout indique que le sujet des déchets ménagers sera soulevé une nouvelle fois jeudi en Conseil des ministres, notamment par les ministres du parti Kataëb qui avaient quitté la réunion jeudi dernier en signe de protestation, parce que leurs remarques à propos du nouveau plan gouvernemental n'ont pas été entendues. Le parti Kataëb s'oppose, notamment, à ce que la plus grande partie des déchets ménagers soit enfouie, pratiquement sans tri préalable, dans la décharge côtière de Bourj Hammoud, dans le littoral du Metn (voir L'Orient-Le Jour du vendredi 10 juin). Le plan prévoit une autre décharge à Costa Brava, littoral de Choueifate (au sud de Beyrouth), mais dont la proximité à l'aéroport de Beyrouth pourrait rendre son utilisation hasardeuse.
Des sources parlementaires du parti ont indiqué à l'agence al-Markaziya que « le président du parti tire la sonnette d'alarme, refusant que le littoral du Metn devienne la principale décharge du pays, étant donné qu'il n'a aucune confiance dans les parties qui gèrent ce dossier, parmi eux Sukleen ». Ces sources estiment que les ministres des Kataëb et du Courant patriotique libre (CPL) sont dans un même combat, même si les premiers ont quitté la réunion ministérielle jeudi dernier et que les seconds se sont contentés d'émettre des réserves.
Ces sources font remarquer également qu'« une certaine confusion règne au sein du Conseil des ministres dans tous les dossiers ayant trait à la vie quotidienne, parmi eux les déchets et la polémique autour du barrage de Janné ». « Il faut que les débats autour de ces sujets s'organisent, sinon nous considérons que toutes les options sont ouvertes », poursuivent-elles.
Enfin, selon ces sources, « le bureau politique du parti se réunit pour prendre position par rapport au dossier des déchets, sachant que les ministres et les députés se réuniront mercredi (demain) pour décider de ce qu'il faut faire au cours de la réunion du Conseil des ministres de jeudi ».

Le premier juge d'enquête de Beyrouth Ghassan Oueidate a poursuivi hier son enquête dans le dossier de Sukleen et d'autres compagnies, accusées de négligence et de malversations dans l'affaire de la gestion des déchets de 1997 à 2015. Le juge a décidé de reporter la séance à une date qui sera annoncée ultérieurement, à la demande de l'une des sociétés, D.G. Jones, qui dit n'avoir pas encore été notifiée officiellement de la plainte portée contre elle – et contre les autres sociétés – par les municipalités de Ammar Bekat et de Ghazalieh. La séance s'est tenue hier en présence de l'avocat du président du parti Kataëb Samy Gemayel, Georges Kehdi, et des avocats des compagnies Sukleen, Sukomi (même groupe), D.G. Jones et Lecico.Pour sa part, au cours de cette séance, l'avocat de Sukleen et Sukomi, Hamadé...
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